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La rivière Lorette a déjà coûté près de 15 M$ à la Ville de Québec

Hôtel de ville de Québec
Hôtel de ville de Québec Photo: Radio-Canada / Bruno Giguère
Radio-Canada

La Ville de Québec a déjà versé près de 15 millions de dollars et traité près des trois quarts des dossiers de réclamations à la suite des inondations de la rivière Lorette. Un processus enclenché par l'administration Labeaume en 2016, depuis que la Cour a reconnu la responsabilité de la Ville de Québec.

Un texte de Louise Boisvert

Radio-Canada a obtenu ces données grâce à la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics. En tout, la Ville de Québec doit faire face à 78 dossiers de réclamations à la suite des inondations de la rivière Lorette, dont un de recours collectif récemment autorisé par le tribunal.

À ce jour, 56 dossiers ont été réglés à l'amiable avec des commerces ou compagnies d'assurances, il y a eu 12 désistements et 3 dossiers réglés en Cour suprême.

Il s'agit de la cause type, la première à avoir été entendue, qui concernait l'entreprise Équipement É.M.U et leurs compagnies d'assurances. La Ville leur a d'ailleurs versé près de 3,5 millions de dollars.

Toutes les autres poursuites avaient été suspendues en attendant ce premier jugement. Depuis la Ville de Québec n'a pas perdu de temps.

En quelques mois, plusieurs dossiers se sont réglés à l'amiable. Le rythme des règlements s'est accéléré en février et mars dernier. Si bien que les trois quarts des dossiers sont réglés pour une facture de près de 15 millions de dollars.

Ces entreprises réclamaient en tout 14 941 230 $. Après négociations, la Ville s'est entendue pour leur verser 200 000 dollars de moins, soit 14 741 760 $.

Dossiers non réglés

La Ville de Québec ne commente pas ces données puisqu'une vingtaine de dossiers sont toujours en cours de règlement.

C'est le cas de Claire Lord de l'entreprise PR Distribution. Son commerce de la rue Rideau a été inondé en 2005. À l'époque, l'édifice était à vendre. Le projet de déménagement a dû être repoussé. « Nous avons réussi à maintenir l'entreprise toutes ces années », explique Mme Lord. Elle attend toujours d'être indemnisée par la Ville.

Des rencontres ont eu lieu pour évaluer le montant à rembourser. « J'attends une offre de leurs avocats ». Son commerce est maintenant situé dans le parc industriel Armand-Viau. Claire Lord a bien hâte que tout soit derrière elle.

Cette série de règlements donne de l'espoir aux sinistrés de la rivière Lorette qui viennent d'obtenir l'autorisation d'intenter une action collective contre la Ville de Québec. Le requérant, Mario Dubé n'a pas reçu d'appel de leur part. Leur action étant encore récente.

Mais il ne s'en cache pas, il souhaite que la Ville ouvre le dialogue pour signer une entente à l'amiable. « On est confiant qu'on pourrait obtenir 100 % de ce qui est réclamé. Si la Ville ouvre la porte pour s'asseoir et s'entendre, je pense qu'on a tout à gagner d'une offre raisonnable. »

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