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Un rôle d'entremetteur pour le Canada au G20

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, lors de la photo officielle du Sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, lors de la photo officielle du Sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En rencontrant Justin Trudeau, le président français, Emmanuel Macron, a déclaré qu'il fallait défendre l'Accord de Paris « au moment où il est remis en cause par certains ». Sur cette question, les positions de Paris et de Berlin sont bien différentes de celle de Washington. Le Canada peut-il contribuer à trouver un terrain d'entente?

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Malgré les sourires que l'on peut voir sur la traditionnelle photo de famille, les dirigeants du G20 sont loin d'être sur la même longueur d'onde.

Depuis des semaines, la chancelière allemande, Angela Merkel, multiplie les efforts pour s'assurer que le communiqué final du Sommet contiendra des références à la lutte contre les changements climatiques et à l'Accord de Paris, une entente que les États-Unis veulent quitter.

Dans ce contexte, le premier ministre Justin Trudeau peut-il servir d'intermédiaire entre ses collègues européens et son voisin américain? Sans clairement l'affirmer, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, qui est à Hambourg, reconnaît que le Canada peut jouer un rôle.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, au Sommet du G20. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, au sommet du G20.

Photo : Radio-Canada

Nos liens avec les États-Unis, y compris nos contacts personnels avec des leaders et des ministres, sont importants ici. Ici, nous avons déjà parlé beaucoup avec les Américains, mais aussi avec les Européens.

Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères du Canada

Éviter l'échec

Hélène Emorine, coprésidente du Groupe de recherche sur le G20 de l'Université de Toronto, croit qu'étant donné les liens économiques et géographiques que le Canada entretient avec les États-Unis, Ottawa pourrait effectivement faciliter les discussions sur la question climatique.

Selon elle, l'absence de références aux changements climatiques ou à l'Accord de Paris dans le communiqué final du sommet du G20 serait un coup dur pour le gouvernement Trudeau. Surtout après le dénouement de la rencontre du G7, en Italie, en mai.

On a eu cet échec au G7 où Justin Trudeau, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont vraiment essayé de mettre de la pression sur Donald Trump pour qu'il reste dans l'Accord de Paris. Finalement, les États-Unis l'ont quitté. C'était aussi un échec pour le Canada.

Hélène Emorine, coprésidente du Groupe de recherche sur le G20 de l'Université de Toronto

Le mois dernier, le magazine allemand Der Spiegel a publié un article selon lequel le premier ministre Trudeau aurait demandé à Angela Merkel de retirer toute notion relative à l'Accord de Paris de la déclaration du G20, pour ne pas froisser le président américain.

Le bureau du premier ministre a nié cette information.

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