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Aide médicale à mourir : peu de médecins inscrits au service de jumelage en Ontario

L'aide médicale à mourir suscite de nombreux débats au Canada.
L'aide médicale à mourir suscite de nombreux débats au Canada. Photo: iStock
Radio-Canada

En Ontario, seulement 74 médecins se sont inscrits à la nouvelle ligne téléphonique qui jumelle les patients désirant obtenir l'aide médicale à mourir à des professionnels de la santé. C'est que le service n'offre aucun soutien administratif aux médecins qui prennent en charge ces patients.

Un texte de Natasha MacDonald-Dupuis

Lancée en mai dernier, la ligne téléphonique devait faciliter l'accès à l'aide médicale à mourir en Ontario.

La mesure a plutôt augmenté la charge de travail des professionnels de la santé selon James Downer, médecin spécialisé en soins palliatifs à Toronto.

Chaque tâche qu'on ajoute au travail des médecins, c'est du temps volé qui les rend moins disponibles pour traiter les patients.

James Downer, médecin spécialisé en soins palliatifs à Toronto

Il déplore le fait qu’en Ontario, les médecins doivent coordonner les tâches administratives entourant les demandes et souhaite que la province mette en place un système de coordination similaire à celui de l’Alberta.

« En Alberta, dit-il, si le patient a besoin d'une évaluation avec un psychiatre ou un travailleur social, les infirmières qui travaillent pour le service téléphonique peuvent coordonner tout ça et ça ne revient pas au médecin de faire toutes ces démarches. »

En Ontario, les infirmières du nouveau service téléphonique posent quelques questions et mettent les patients en contact avec un médecin ou une infirmière praticienne inscrits au service.

« Pas surprenant »

La directrice de l'organisme Mourir dans la dignité, Shanaaz Gokool, affirme qu’il n’est « pas surprenant » que si peu de médecins se soient inscrits au programme.

Une femme en entrevue La directrice de l'organisme Mourir dans la dignité, Shanaaz Gokool, espère que le service de jumelage sera amélioré Photo : CBC/Dean Gariépy

« On parle de patients qui voient plusieurs spécialistes. Il y a beaucoup de paperasse à amasser et il faut coordonner les transferts entre hôpitaux. Les médecins sont déjà assez débordés », dit-elle.

Selon elle, seulement six médecins se sont inscrits au service à Toronto.

Place à amélioration

Dans un communiqué, le ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Eric Hoskins, reconnaît que le système doit être amélioré.

Le nouveau service de coordination des soins est une ressource importante pour les personnes qui recherchent des informations sur les options qui répondent le mieux à leurs besoins. Nous reconnaissons qu'il y a plus à faire afin de s'assurer que le service fonctionne le plus efficacement possible pour soutenir les patients, leurs familles et nos cliniciens.

Eric Hoskins, ministre de la Santé et des Soins de longue durée

Santé