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Une commission d'enquête se penchera sur le sort des enfants innus du Labrador

En juin, le grand chef adjoint de la Nation innue, Simeon Tshakapesh, avait demandé le déclenchement d'une enquête après que son fils de 16 ans se soit enlevé la vie.

En juin, le grand chef adjoint de la Nation innue, Simeon Tshakapesh, avait demandé le déclenchement d'une enquête après que son fils de 16 ans se soit enlevé la vie.

Photo : Danny Arsenault/CBC

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une commission d'enquête se penchera sur le traitement des enfants innus dans le système de protection de l'enfance à Terre-Neuve-et-Labrador. La province et des chefs autochtones ont signé un protocole d'entente en ce sens à Saint-Jean, Terre-Neuve, mercredi.

Cette annonce fait suite à une série de reportages réalisés par CBC au mois de juin. On y abordait notamment du suicide, des problèmes de consommation et de déracinement dans la communauté de Natuashish au Labrador.

La province espère que le mandat de la commission d'enquête sera défini d'ici la fin du mois. La personne responsable de la commission devrait également être annoncée d'ici là.

Une collaboration du gouvernement fédéral sera demandée par le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, et la grande chef de la Nation innue, Anastasia Qupee.

Ils espèrent que la commission d'enquête entamera son travail d'ici le 30 septembre prochain­.

Des enfants isolés de leur communauté

En juin, le grand chef adjoint de la Nation innue, Simeon Tshakapesh, avait demandé le déclenchement d'une enquête après que son fils de 16 ans se soit enlevé la vie.

Thunderheat Tshakapesh s'est suicidé au mois de mai. Il venait de revenir chez lui à Natuashish. Il était devenu « une autre personne », a dit son père. Thunderheat venait de passer deux ans dans un centre de traitement pour jeunes à Terre-Neuve et dans un centre de réadaptation en Saskatchewan.

Dans la communauté de Natuashish où vivent 963 personnes, 60 enfants sont pris en charge par le système provincial de protection de l'enfance.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dans la communauté de Natuashish où vivent 963 personnes, 60 enfants sont pris en charge par le système provincial de protection de l'enfance.

Photo : Jacob Barker/CBC

Les chefs autochtones sont d'avis qu'il faut faire plus d'efforts pour que les enfants autochtones en difficulté restent chez eux, au Labrador. Ils doivent, selon les chefs, avoir accès à des traitements dont l'accent est mis sur leur culture et leurs racines.

Dans la communauté de Natuashish où vivent 963 personnes, 60 enfants sont pris en charge par le système provincial de protection de l'enfance. Dans l'autre communauté innue au Labrador, Sheshashiu, on en compte 90 sur une population de 671 personnes.

Plusieurs cris du coeur

Le mois dernier, des chefs innus s'étaient rendus à l'édifice de la Confédération à Saint-Jean, Terre-Neuve, pour déposer une lettre qui faisait état de leurs préoccupations. Ils avaient également exhorté le gouvernement fédéral de « réduire les risques » auxquels sont confrontés les jeunes Innus du Labrador.

Simeon Tshakapesh a également confronté la ministre fédérale des Affaires autochtones et du Nord à l'occasion de la fête du Canada à Toronto.

« Il est inacceptable que vos enfants vous soient retirés. Nous allons y remédier », lui avait-elle dit.

D'après le reportage de Marilyn Boone, CBC

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