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  • Archives
  • Le parc Belmont dans sa première version

    Séquences de tournage, Magazine international des jeunes, 1er juin 1961

    Cet été, le parc Belmont reprend vie pour le 375e anniversaire de Montréal. De nombreuses activités sont organisées par l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville afin de faire revivre la grande époque du parc. Pour retrouver l'ambiance originale de ce parc d'attractions disparu, nous vous proposons de plonger dans nos archives.

    Tout premier parc d’attractions de Montréal, le parc Belmont est demeuré pendant 60 ans une puissante fabrique de magie et d’émotions fortes.

    Notre montage d’archives présente des images tournées sur le site du parc à l’été 1961 pour l’émission Magazine international des jeunes. De nombreux manèges et attractions qui soulèveront la nostalgie de générations de visiteurs s’y retrouvent : carrousel vénitien, grande roue, glissoire géante, miroirs déformants... On remarque aussi la présence de l’anglais sur les enseignes des kiosques de rafraîchissements qui suggèrent « freshly squeezed orange juice » et « milk shake ». De nombreux autres détails dans ces archives illustrent aussi à merveille cette époque et, surtout, l’ambiance de la première version du parc Belmont.

    Notez qu’une musique a été ajoutée à ces archives silencieuses.

    Le parc Belmont

    • C’est en 1923 que le célèbre parc d’attractions ouvre ses portes. Le parc Belmont a installé ses pénates à Cartierville, au nord-ouest de Montréal. Il devient rapidement le rendez-vous des amateurs de sensations fortes et de manèges. En 1924, le prix d’entrée est de 10 cents pour les adultes et de 5 cents pour les enfants. La grande roue et le carrousel sont parmi les premiers manèges à faire vibrer le cœur des gens. En 1924, c’est aussi l’entrée en scène de l’un des manèges les plus populaires, les montagnes russes, appelées communément « le scénique ».
    • Le père de l’ancien premier ministre Pierre-Elliot Trudeau, Charles, a déjà été l’un des propriétaires du parc Belmont vers les années 30. Le parc d’attractions a souvent changé de mains, mais le propriétaire le plus stable a été la famille Gauvreau, qui en a eu la propriété pendant plus de quarante ans.
    • Après les années 1930, « le scooter volant », « le rotor », « le tapis magique », « le tourbillon », « la pirouette », « la caracole », « le rapido », « le marteau », « le trabant », « le petit train », « le safari » feront les délices des visiteurs. Mais une sortie au parc Belmont ne peut être réussie sans une visite de « la maison hantée ».
    • Les problèmes du parc Belmont débutent dès la création de La Ronde, lors de l’exposition universelle de 1967. Malgré une année record, en 1972, de 750 000 entrées, le nombre de visiteurs diminue progressivement. Même l’arrivée de nouveaux manèges ne suffit plus à maintenir l’achalandage. En 1979, l’accident du manège « paratrooper » blesse deux enfants et ruine l’image de l’institution. Elle vieillit mal. L’été avant sa fermeture, le parc Belmont n’obtient que 316 000 entrées.
    • Avec les plaintes d’un voisinage résidentiel, une descente de police, qui nuit à sa réputation, et une hausse des taxes, le parc Belmont est condamné à fermer ses portes le 13 octobre 1983.
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