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Un aîné frappé à 11 reprises dans une résidence pour personnes âgées d'Ottawa

Un couloir dans un établissement de soins longue durée
Un homme d'Ottawa a été frappé à 11 reprises par un préposé aux bénéficiaires. Photo: Radio-Canada

Une vidéo montrant un aîné atteint de démence frappé à 11 reprises au visage par un préposé aux bénéficiaires secoue les centres de soins de longue durée de la région d'Ottawa.

L'incident est survenu au centre de soins de longue durée Garry J. Armstrong, géré par la Ville d'Ottawa. Ses proches souhaitent des changements et veulent que les familles de personnes âgées soient vigilantes.

Des blessures inexpliquées sont apparues sur le corps de Georges Karam. C'est ce qui a poussé sa famille à installer, en février dernier, une caméra de surveillance dans sa chambre.

La direction et le personnel étaient au courant de sa présence. Puis, quelques semaines plus tard, le 8 mars, le petit-fils du patient, qui est aussi avocat, visionne l'enregistrement et appelle aussitôt les policiers.

Nous étions sous le choc.

Daniel Nassrallah, petit-fils de Georges Karam

« Le préposé qui devait prendre soin de mon grand-père, puisqu'il ne peut pas le faire lui-même, s'en est plutôt pris à lui physiquement », a témoigné Daniel Nassrallah.

Regardez le reportage de notre collègue Stéphanie Allard :

Incapable de se déplacer seul, l'homme de 89 ans, atteint de Parkinson et d'Alzheimer, est frappé à répétition par un employé qui travaillait normalement à un autre étage du centre.

Onze coups sont ainsi assénés sur le corps de M. Karam, lors d'une attaque de 30 secondes. Le patient n'a pas été blessé sérieusement.

Un employé plaide coupable

Le préposé Jie Xiao, âgé de 44 ans, ne travaille plus pour le centre. Il a plaidé coupable la semaine dernière à une accusation de voie de fait et il devrait connaître sa peine plus tard cette année.

C'est toutefois insuffisant pour la famille de Georges Karam, qui voudrait des changements profonds, afin d'assurer la sécurité des aînés dans le système de soins de longue durée.

Elle soutient que chaque chambre devrait être dotée d'une caméra, afin de repérer rapidement les travailleurs fautifs.

La victime demeure au même centre de soins, puisque retirer un patient atteint de démence du milieu qu'il connaît bien représente un risque de régression jugé trop grand pour sa famille.

La Ville d'Ottawa n'était pas disponible pour accorder d'entrevue, mais elle s'attend à ce qu'une poursuite soit intentée par la famille. Pour l'instant, aucune procédure officielle n'a été entreprise.

D'après le reportage de Stéphanie Allard

Ottawa-Gatineau

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