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Planter des arbres pour combattre les algues bleu-vert

Des arbustes et des plantes vivaces plantés au bord d'un cours d'eau

Des arbustes et des plantes vivaces plantés au bord d'un cours d'eau

Photo : Office de protection de la nature de North Bay-Mattawa

Radio-Canada

Un programme de restauration des rives permet de combattre la présence croissante d'algues bleu-vert de façon naturelle.

Un texte de Benjamin Aubé

C'est la troisième année du programme Restore Your Shore, géré par l’Office de protection de la nature de North Bay-Mattawa, dans le Nord-Est de l'Ontario.

Le programme permet aux propriétaires de terrains riverains de faire planter gratuitement des arbres, des arbustes et des plantes.

Ces arbres aident chaque année à restaurer les rives d'une trentaine de résidences de la région de North Bay. Une évaluation des premières années du projet a été très positive, selon la coordonnatrice de Restore Your Shore, Reilly Henderson.

« Au total, 80 % des arbres qu’on a plantés ont survécu à l’hiver et poussent, dit-elle. On reçoit plusieurs appels cette année de résidents qui veulent qu’on plante des arbres ou des arbustes sur leurs rives; c’est un très bon signe. »

Une équipe qui plante de petits arbresAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les arbres limitent l'érosion et absorbent le phosphore.

Photo : Office de protection de la nature de North Bay-Mattawa

Absorber le phosphore

Le professeur André Ferron, qui enseigne la biologie au Collège Boréal, à Sudbury, explique que l’érosion des rives et la présence d’algues bleu-vert dans l’eau sont directement liées.

« La végétation absorbe le phosphore du sol avant qu’il ne se retrouve dans le lac, poursuit M. Ferron. Les arbres qu’on plante vont chercher les sédiments et le phosphore qui est en surplus. »

Ce sont un peu comme des éponges à phosphore et à sédiments.

André Ferron, professeur de biologie au Collège Boréal, à Sudbury

Il ajoute que les racines des plantes agissent comme de la colle, aidant à retenir le sol sur les rives tout en protégeant l’intégrité de l’écosystème ainsi que la valeur des propriétés des résidents.

Une propriété au bord du lac Nipissing avant qu'on y plante des arbustes et des plantes vivaces Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une propriété au bord du lac Nipissing avant qu'on y plante des arbustes et des plantes vivaces

Photo : Office de protection de la nature de North Bay-Mattawa

Un problème qui s’aggrave

De plus en plus d’agences de conservation et de municipalités tentent de combattre le problème croissant des algues bleu-vert.

La Ville du Grand Sudbury, par exemple, a adopté en 2012 un règlement interdisant aux résidents l’utilisation de fertilisants qui contiennent du phosphore. Le règlement ne touche pas les agriculteurs.

« Avant, les algues bleu-vert n’étaient pas un problème, mais maintenant c’est un problème partout en ville », dit M. Ferron.

Le Grand Sudbury compte 330 lacs. Au moins une dizaine d'entre eux ont fait l’objet d’un avis sur la présence d’algues bleu-vert cette année, ce qui montre bien qu’il y a trop de phosphore dans les lacs, explique M. Ferron.

L’érosion riveraine et la présence d’algues bleu-vert dans les lacs sont des problèmes qui risquent de persister, selon M. Ferron.

« Dès que le phosphore est présent dans le lac, c’est difficile de s’en débarrasser, donc le taux de phosphore augmente chaque année », conclut-il.

Nord de l'Ontario

Pollution