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Les automobilistes devront lever le pied à Montréal en 2018

Il y aura une réduction de la vitesse dans la majorité des rues de Montréal en 2018.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans le but de réduire au minimum le nombre de décès et de blessés graves dans les rues de Montréal, le maire Denis Coderre a présenté mardi la nouvelle stratégie de déploiement des limites de vitesse sur l'ensemble du territoire de la ville.

« L’objectif est d’harmoniser les limites de vitesse sur tout le territoire de la métropole. Il était nécessaire de poser un cadre clair pour encadrer les initiatives locales. Montréal, ce sont des quartiers distincts, mais c’est une seule ville », a déclaré le maire Coderre en conférence de presse.

« Les probabilités de décès d’un piéton sont à 80 % lors d’une collision à 50 km/h, et diminuent à 30 % lors d’une collision à 40 km/h », a affirmé le maire, évoquant un plan « audacieux » qui fait état d’un véritable « changement de mentalité ».

Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, la Ville de Montréal veut que la limite de vitesse soit de 30 km/h :

  • Dans les rues locales des quartiers résidentiels;
  • Dans toutes les zones scolaires et face aux terrains de jeux;
  • Dans les rues commerciales ayant une voie par direction;
  • Dans les rues du secteur du Vieux-Montréal (20 km/h dans certaines rues).

Dans les artères des secteurs périphériques, la limite de vitesse serait de 40 km/h, sauf certaines exceptions qui seraient à 50 km/h, comme sur les boulevards Henri-Bourassa et Marcel-Laurin. La vitesse dans les rues des secteurs industriels serait aussi limitée à 40 km/h. Quant aux secteurs centraux, la vitesse permise sur toutes les artères serait de 40 km/h, sans exception.

Le maire a aussi annoncé que trois nouveaux appareils de radars photo ont été mis en fonction en novembre dernier et que 47 nouveaux feux de piétons à décompte numérique ont été installés. Une nouvelle campagne de sensibilisation sur la sécurité routière doit également voir le jour cette année.

Les arrondissements doivent adopter les règlements concernant les nouvelles limites de vitesse dans le courant de l’année 2018. La signalisation sera par la suite déployée.

Le point de vie d'Annie Gauthier, porte-parole de CAA-Québec

Reconfiguration de l’environnement urbain

Du côté de Projet Montréal qui est l'opposition officielle à l'hôtel de ville, on salue l’initiative même si l’on émet quelques réserves.

« On est très heureux, mais il faut faire attention », a affirmé Marianne Giguère, membre du conseil d’arrondissement du Plateau-Mont-Royal et porte-parole pour Projet Montréal en matière de transports actifs, à la sortie de la conférence de presse donnée par le maire.

Denis Coderre est habile pour faire des discours, mais quand c’est le temps d’implanter [des mesures], et surtout si ça implique de diminuer la fluidité [du trafic automobile], il est beaucoup plus prudent, voire peureux.

Marianne Giguère, conseillère d’arrondissement du Plateau-Mont-Royal et porte-parole pour Projet Montréal en matière de transports actifs

Selon Projet Montréal, une reconfiguration de l’environnement urbain devrait être considérée pour obliger les automobilistes à suivre les nouvelles limites de vitesse, pas seulement la signalisation.

« Il faut que l’environnement induise le comportement. Sinon, on aura seulement besoin de plus de policiers qui donneront des contraventions », estime Mme Giguère.

Politique