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Les festivals montréalais invités à mieux se préparer en cas d'attaque terroriste

Des agents de sécurité du Festival de jazz de Montréal sont en poste.

Le SVPM a préparé un guide expliquant comment mieux protéger les sites de rassemblement, dans la foulée de l'attentat survenu à Nice le 14 juillet 2016.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

EXCLUSIF - Pour mieux se préparer à une éventuelle menace terroriste lors de rassemblements populaires, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a préparé un premier guide de 25 pages à l'intention entre autres des organisateurs de festivals. Radio-Canada a obtenu une copie de ce document.

Le guide, dont la rédaction constitue une première, explique comment mieux protéger les lieux de rassemblement en prévision des festivals de l'été 2017.

Le document, partagé avec d'autres corps policiers du Québec, met beaucoup l'accent sur les « véhicules-béliers » qui pourraient foncer dans une foule, comme lors de l'attentat de Nice, l'été dernier. On conseille notamment une utilisation extensive des blocs de béton, particulièrement efficace pour freiner ce genre d'attaque.

« Je ne vous cacherai pas que les événements de Nice ont été un événement déclencheur », mentionne Martin Grenier, commandant à la section du service d'ordre du SPVM.

«  »

— Une citation de  Martin Grenier, commandant à la section du service d'ordre du SPVM

Mieux que les blocs de béton : les bollards hydrauliques, qui, en se rétractant, peuvent en outre faciliter l'évacuation des lieux et l'arrivée des secours.

« Ça coûte très cher, admet l'analyste Éric Buchelin, à qui Radio-Canada a fourni une copie du document. Mais dans l'avenir, je pense que c'est une bonne idée d'installer ça [à la place des Festivals]. »

Des bollards hydrauliques à Manhattan, le 9 octobre 2016
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Des bollards hydrauliques à Manhattan, le 9 octobre 2016

Photo : iStock

Outre ces remparts pour protéger les foules, une certaine surveillance est nécessaire, rappelle le SPVM dans son document. Mais elle ne doit pas être trop invasive, croit Gilbert Rozon, président fondateur du Festival Juste pour rire.

« Elle est plus importante [qu'avant], mais j'essaie qu'elle soit le plus discrète possible. Il ne faut pas sentir la présence en costume, plaide-t-il. J'ai même interdit les gants noirs. »

La saison des festivals ne fait que commencer, mais déjà, le SPVM est à l'affût de nouvelles idées pour la deuxième version de son guide, qui devrait être publiée pour l'été 2018.

D'après le reportage de Louis-Philippe Ouimet

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