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Un hôpital temporaire pour les festivités du 150e

Cet hôpital temporaire regroupe une urgence, une unité de soins mineurs et une unité de soins intensifs.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Radio-Canada

À la veille des festivités du 150e anniversaire de la Confédération, les tentes militaires sont érigées, les civières y sont bien installées et le personnel médical est quant à lui sur le qui-vive. Il est prêt à faire face à toute urgence, n'écartant pas la menace terroriste.

Un texte de Jérôme Bergeron

Le 1er juillet, plus de 450 000 personnes prendront d’assaut la colline du Parlement. Ce nombre record de festivaliers force les autorités à créer un hôpital temporaire, en plein air, à quelques coins de rue du site principal des festivités.

« L’objectif est d’éviter qu’il y ait trop de patients dans les hôpitaux et d’alléger la tâche des [urgentologues] », explique la chef de planification de l’Équipe des services médicaux d’urgence du ministère de la Santé de l’Ontario (ESMU), Marcy Auger.

L’ESMU a été appelée en renfort pour mettre sur pied cet hôpital. Au total, une cinquantaine de médecins, d’infirmières et d’ambulanciers paramédicaux offriront des soins aux fêtards dans le besoin.

Des civières et de l'équipement médical.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des civières de fortune pour les soins mineurs à l'hôpital temporaire d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

À l’intérieur, il s’agit d’un véritable hôpital militaire. Tout y est. Des civières, des équipements de réanimation et de prise de radiographies, des médicaments; bref le personnel médical est prêt à gérer un flot continu d’arrivée de patients.

On s’attend surtout à des gens en détresse respiratoire ou avec des lacérations. [...] Des coups de chaleur, surtout, ou des gens en état de déshydratation, puisqu’ils ont trop consommé.

Marcy Auger, chef de planification de l'ESMU

L’hôpital est divisé en trois ailes : une urgence, une unité de soins mineurs et une unité de soins intensifs. Les cas majeurs seront transportés au centre de traumatologie du campus Civic.

Des civières et de l'équipement médical.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'unité des soins mineurs

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

L’ombre d’une menace terroriste

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a rappelé à de nombreuses reprises dans les derniers mois que la ville n'est pas à l'abri d'une menace terroriste.

Puisque les hôpitaux de la capitale sont éloignés du centre-ville, l’ESMU s’est préparée à répondre aux conséquences d’un tel acte.

On se prépare et on pense à ça tout le temps [une attaque terroriste], c'est toujours un risque. Dans nos préparations, on est prêt pour plusieurs types d'urgence.

Marcy Auger, chef de planification de l'ESMU

Une situation unique

L'ESMU est une unité médicale mobile qui peut être déployée un peu partout en Ontario en cas d’urgence. Elle a été appelée à intervenir à Attawapiskat, l’année dernière, lors de la crise des tentatives de suicide et à Sudbury, il y a quelques années, à la suite d’un incendie qui a ravagé un hôpital.

L’équipe médicale, qui est unique en son genre au pays, se prépare rarement à intervenir avant un événement.

« C’est notre plus gros déploiement. La plupart du temps, nous sommes en réponse à un événement. Nous pouvons toujours utiliser un édifice, mais ici, on n’a pas de place ou d’édifice à utiliser, donc c’est tout dans nos tentes », explique Marcy Auger.

De l'équipement médical et une civière.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les soins intensifs à l'hôpital temporaire d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Désengorger les urgences

La Ville d’Ottawa a réclamé l’aide de l’ESMU, il y a quelques mois. L’arrivée de cette équipe dans la capitale permet au directeur du Département de médecine d'urgence de l'Hôpital d'Ottawa, le Dr Guy Hébert, de pousser un soupir de soulagement.

Je pense que ça va faire une grosse différence. Ils vont servir de premiers intervenants, ils vont vraiment être les premiers à voir qu'un patient est un peu plus malade et qu'il doit aller à l'hôpital.

Le Dr Guy Hébert, directeur du Département de médecine d'urgence de l'Hôpital d'Ottawa

Le directeur du Département de médecine espère ainsi que ce déploiement permettra de réguler le flot de patients aux urgences de la capitale.

L’hôpital temporaire est situé derrière l’hôtel de ville d’Ottawa. Sur place, le personnel médical retient son souffle et espère que le campement temporaire ne soit pas trop occupé.

Avec la collaboration de Yasmine Mehdi

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Ottawa-Gatineau

Santé