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Le glyphosate, répandu au N.-B., est considéré comme cancérigène par la Californie

Un hélicoptère qui épand des herbicides

Le glyphosate est utilisé par Énergie NB et par l'industrie forestière au Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un herbicide largement utilisé par l'industrie forestière au Nouveau-Brunswick, le glyphosate, sera ajouté au cours des prochains jours à la liste des éléments potentiellement cancérigènes de la Californie.

Cette mesure fait suite à la décision d’un tribunal californien qui a rejeté une contestation de la compagnie Monsanto. L’entreprise produit différents pesticides qui contiennent du glyphosate, comme le Roundup et avait tenté de contrecarrer l’action de l’État.

À partir du 7 juillet, l’étiquette des produits qui contiennent du glyphosate devra identifier les ingrédients qui peuvent causer le cancer. Les fabricants auront un an pour se conformer à ce règlement.

Un herbicide largement utilisé au N.-B.

Au Nouveau-Brunswick, le glyphosate est notamment utilisé par Énergie NB et par J.D. Irving pour supprimer les végétaux indésirables.

Dans un rapport, l’an dernier, la médecin-hygiéniste en chef par intérim du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell, constatait que l’herbicide est utilisé plus souvent que la moyenne nationale dans l’industrie forestière.

Malgré tout, elle estimait que le risque pour la population est faible, même si l’incertitude persiste au sujet des effets du glyphosate sur la santé humaine.

La Dre Russell affirme aujourd'hui que la province va suivre les avis émis par Santé Canada au sujet du glyphosate.

« Au Nouveau-Brunswick, son usage est approuvé » a-t-elle déclaré. « Nous surveillons la situation et nous nous tenons au courant de toutes les nouvelles informations qui sortent. »

Santé Canada réévalue actuellement l’usage du glyphosate au pays. On ne sait pas quand cet examen sera terminé.

Une inquiétude répandue

La Californie suit l’exemple du Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’ONU qui a classé le glyphosate sur la liste des éléments susceptibles de causer le cancer chez les êtres humains en 2015. Les Pays-Bas et plusieurs pays d’Amérique du Sud considèrent aussi le glyphosate comme cancérigène.

Le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick espère que la décision de la Californie aura une influence sur le gouvernement et les municipalités néo-brunswickois.

Selon Tracy Glynn, directrice de la campagne de conservation des forêts au Conseil, les gouvernements devraient envisager de rendre obligatoire des avertissements sur les étiquettes des produits qui contiennent du glyphosate et éventuellement, les bannir complètement.

Tracy Glynn, Conseil de la conservation du Nouveau-BrunswickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tracy Glynn, Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick

Photo : CBC/Shane Fowler

Elle estime que le gouvernement provincial peut agir sans attendre un avis de Santé Canada. Un jugement de la Cour suprême a réaffirmé la compétence des municipalités et des provinces en matière d’interdiction des pesticides, rappelle-t-elle.

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