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Près de 100 000 civils « pris au piège » à Raqqa, en Syrie

Des soldats des Forces démocratiques syriennes sur un blindé au nord de Raqqa.

Des soldats des Forces démocratiques syriennes sur un blindé au nord de Raqqa

Photo : Reuters / Rodi Said

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près de 100 000 civils sont « pris au piège » dans le principal bastion du groupe armé État islamique (EI) en Syrie, assiégé depuis des semaines par les Forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis, rapporte le Haut-Commissariat des Nations unies (ONU) aux droits de l'homme.

Selon des données recueillies par le Haut-Commissariat, les conditions de vie sont des plus précaires pour ces milliers de civils souvent privés d’eau potable, de nourriture et de soins médicaux, et qui servent par surcroît de boucliers humains aux djihadistes de l'EI.

Ils seraient près de 100 000 dans cette situation, selon les estimations des Nations unies.

« Avec l'intensification des frappes aériennes et des combats au sol, le nombre de victimes civiles augmente et les voies de fuite se ferment les unes après les autres. »

— Une citation de  Communiqué du Haut-Commissariat

Située dans le nord de la Syrie, sur les rives de l'Euphrate, la ville de Raqqa comptait environ 300 000 habitants avant la guerre, en majorité des Arabes sunnites.

La ville abritait aussi des milliers de chrétiens arméniens et syriaques, ainsi que des Kurdes, qui formaient 20 % de la population.

Première ville d’importance conquise en Syrie par le groupe armé État islamique en 2014, Raqqa est considérée comme la capitale des djihadistes dans le pays.

Deux enfants réfugiésAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des enfants qui ont fui la ville de Raqqa se tiennent près de leur tente dans la province de Ras-al-Aïn, le 22 janvier 2017.

Photo : Reuters / Rodi Said

Une ville assiégée depuis des mois

Depuis le mois de novembre, Raqqa est la cible d’une vaste offensive des forces arabo-kurdes soutenues par Washington, ce qui accentue davantage la pression sur les habitants demeurés captifs dans la ville. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) sont entrées dans la ville au début du mois de juin avec le soutien aérien et matériel des Américains.

« Les bombardements de ces trois dernières semaines sur Raqqa ont laissé les civils dans un état de terreur et de confusion quant aux possibilités de trouver refuge entre les atrocités commises par les soldats du groupe armé État islamique et la lutte acharnée pour les défaire. »

— Une citation de  Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme

« Le grand nombre de victimes civiles montre que les parties en présence doivent en faire beaucoup plus pour assurer la protection de la population civile », a-t-il ajouté. L’ONU réclame que les parties se conforment au droit international au sujet de la sécurité des civils lors de leurs opérations.

Zeid Ra'ad Al Hussein réclame par conséquent la mise en place de corridors sécuritaires à Raqqa afin de permettre aux civils d’évacuer les zones de combat.

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, il n’y a pas que les djihadistes de l’EI qui s’en prendraient aux civils. Les FDS « se seraient elles-mêmes rendues coupables de violations des droits de l'homme et d'abus de ces droits dans les zones qu'elles contrôlent, notamment dans la ville de Tabqa », constate le Haut-Commissariat.

L’ONU évoque des enlèvements, des détentions arbitraires ainsi que des actes de pillage survenant au cours d'opérations de filtrage, ainsi que du recrutement d'enfants.

 

Poursuite des bombardements à l'ouest de l'Euphrate

Pendant ce temps, à l’ouest de l’Euphrate, une trentaine de personnes ont été tuées lors de frappes aériennes contre le village de Dablan, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un organisme installé à Londres.

D’après l’OSDH, qui documente la guerre civile syrienne grâce à des contacts sur le terrain, l’appartenance des avions qui ont mené le raid n’a pas encore été déterminée.

Mardi, le bombardement d'un bâtiment utilisé comme prison par le groupe armé État islamique par les FDS et leurs alliés américains a fait 57 morts à Al-Mayadine.

Avec les informations de AFP

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