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La SOPFIM lorgne les aéroports de Matane et de la Gaspésie

Avion en direction de la piste pour un décollage.

Aéroport de Matane

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM), étudie la possibilité de poster des avions d'arrosage aux aéroports de Matane et ailleurs en Gaspésie.

Un texte de Jean-François Deschênes

Ces nouvelles bases permettraient aux équipes d'intervenir plus rapidement et plus près des zones d'épendages contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Dans le cas de Matane, le déploiement des avions pourrait se faire en 2018, croit le directeur général, Jean-Yves Arsenault, qui précise que des détails restent à régler avant de confirmer l'entente. « Matane avait une problématique reliée à la surface de la piste. Il y a eu des travaux qui ont été effectués et ça a grandement amélioré la situation. Donc on est en train de regarder oui, à partir de 2018, si les conditions sont favorables, on pourrait regarder à s’établir là. »

Et puis ça nous prend aussi du ravitaillement et dans le cas de Matane, c’est un point majeur. [Nous devrons] avoir accès à de l’essence rapidement.

Une citation de : Jean-Yves Arsenault, directeur général, SOPFIM
carteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Carte de l'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette à la fin juin 2017

Photo : Site internet SOPFIM

M. Arsenault assure que si une flotte d’avions s’installe à Matane, elle s’ajoutera à celles de Sainte-Anne-des-Monts, Mont-Joli et Rimouski.

Écoutez ICI, l'entrevue de Jean-Yves Arsenault à l'émission Bon pied, bonne heure avec Isabelle Lévesque.

La SOPFIM procède à la pulvérisation aérienne d'insectide biologique sur la forêt commerciale du Québec.

La SOPFIM lorgne les aéroports de Matane et de la Gaspésie

Photo : SOPFIM

Un apport économique important

« C’est bon pour l’économie de Matane. » exprime d'entrée de jeu le responsable de l'aéroport de Matane, Eddy Métivier, qui estime que la flotte pourrait être composée une dizaine d'avions d'arrosage et de trois avions de reconnaissance. Les discussions vont bon train, dit-il.

Une flotte d'avions et son personnel affecté durant quelques semaines auraient des retombées pour l'économie locale, selon monsieur Métivier.

Je m’attends à une équipe d’une quinzaine de personnes qui vont rester dans le coin, séjourner dans les hôtels, les restaurants, les commerces.

Une citation de : Eddy Métiver, responsable de l'aéroport de Matane

Pour M. Métivier, une entente comme celle-là donnerait aussi des arguments de plus pour la mise aux normes de la piste.

Il a travaillé à la réouverture de l'aéroport, fermé quelques années, et défend le dossier de réfection qui nécessiterait des investissements d'environ 5 millions de dollars.

La tordeuse des bourgeons de l'épinetteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette progresse.

Photo : Ressources naturelles Canada

Autres aéroports gaspésiens

Présentement, l’épidémie se concentre du côté nord de la Gaspésie et dans l’est du Bas-Saint-Laurent. Les avions sont garés aux aéroports de Sainte-Anne-des-Monts, Mont-Joli et de Rimouski

Dans quelques années, lorsque que la tordeuse se sera étendue à toute la péninsule, comme le prévoit la SOPFIM, les avions pourraient avoir comme port d’attache les aéroports de Bonaventure, Chandler et peut-être même Gaspé, explique le directeur de la SOPFIM, Jean-Yves Arsenault. « Ce sont des petits avions qui sont utilisés en agriculture et ils ont une autonomie maximale d’environ 80 kilomètres à partir de l’aéroport. Donc au niveau logistique on préfère avoir un bon nombre d’aéroports nous permettant de localiser nos opérations. »

Technicienne forestière qui examine les épines des épinettes pour vérifier si elles sont infestées.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Archives : technicienne forestière d'Amqui examine les épines des épinettes pour vérifier si elles sont infestées.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Arrosage complété à 95 %

Par ailleurs, les activités d'arrosage de la saison 2017 sont presque complétées.

La période prévue pour réaliser le traitement aérien au Québec s'étend de la première semaine de juin à la dernière semaine de juillet, soit de 7 à 8 semaines, estime M. Arsenault

Les avions larguent 1,5 litre d'insecticide biologique par hectare, ce qui représente « un carton de lait pour un terrain de football » image le directeur général de la SOPFIM.

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