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Tony Hawk, 49 ans et toujours sur les planches

Le planchiste Tony Hawk sera en prestation à Montréal en août prochain

Tony Hawk

Photo : Getty Images / Gareth Cattermole

Radio-Canada

« I'm just a kid », chantait Simple Plan il y a maintenant 15 ans, avec un vidéoclip où l'on apercevait le légendaire planchiste Tony Hawk. Si l'athlète, qui sera de passage à Montréal en août prochain, n'est plus un gamin, il a conservé un enthousiasme juvénile pour son sport.

Un texte d’Olivier Tremblay

Le « Birdman » de 49 ans se passionne autant pour la planche à roulettes que l’adolescent qu’il a été. Il continue de promener ses spectacles partout dans le monde. Il espère toujours une nouvelle version de sa lucrative série de jeux vidéo. Tony Hawk’s Pro Skater 2 demeure son préféré. Et même en 2017, il monte sur sa planche chaque jour.

L’an dernier encore, il a réalisé le 900 (Nouvelle fenêtre), une manœuvre aérienne de deux rotations et demie qu’il avait été le premier à réussir sur une rampe verticale le 27 juin 1999 (Nouvelle fenêtre).

Alors que cette figure atteint la majorité, Hawk reconnaît probablement que le temps est venu de la laisser voler de ses propres ailes. Dorénavant, les risques sont plus calculés.

« J’ai déjà été plus insouciant », confie-t-il en entrevue téléphonique à Radio-Canada Sports.

Le planchiste Tony Hawk, ici en prestation à Toronto, sera à Montréal en août prochainAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tony Hawk

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Hawk doit respecter ses engagements familiaux – quatre enfants, tous planchistes – et professionnels. Avant l’Argentine, en septembre, il débarquera à Montréal, le 19 août prochain sur l’esplanade du Parc olympique dans le cadre du festival Jackalope.

Sa dernière visite dans la métropole remonte à 2012 (Nouvelle fenêtre). Hawk admet bien humblement n’avoir pas beaucoup d’autres souvenirs de Montréal que les événements auxquels il participe, ce qui ne tempère pas sa hâte de s’y produire en compagnie de son équipe d’experts planchistes.

Avec « l’incroyable » PLG

Si Hawk ne connaît pas beaucoup Montréal, en revanche, Montréal ne connaît sans doute pas assez Pierre-Luc Gagnon, l’autre tête d’affiche de cette démonstration et l’un des sportifs québécois les plus titrés.

Maintes fois médaillé aux X Games, « PLG » est un enfant de Boucherville, mais il a troqué la Rive-Sud pour la Californie il y a belle lurette. C’est que la côte ouest, rappelle Tony Hawk, est la plaque tournante de la rampe verticale, leur discipline de prédilection, qu’ils mettront en valeur au Parc olympique.

Le planchiste Pierre-Luc Gagnon en action aux X Games à Munich, en AllemagneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pierre-Luc Gagnon

Photo : Getty Images / Alex Grimm

« Il a grandi à un endroit où ce style suscitait plus la curiosité qu’autre chose, soutient Hawk. C’est un planchiste incroyable. Il est l’un des plus doués sur le plan technique à l’heure actuelle. C’est toujours agréable de le regarder faire, parce qu'il nous montre un peu à quoi ressemblera l’avenir de la rampe verticale. »

À une autre époque, l’avenir, c’était Hawk. Planchiste professionnel dès l’âge de 14 ans, il avait déjà gagné 103 concours 11 ans plus tard. Son monumental premier 900 a précédé de peu sa retraite de la compétition.

Une génération de planchistes a grandi en écarquillant les yeux devant ses prouesses à la télévision ou en rudoyant la manette sur l’un ou l’autre de ses jeux vidéo. Avec une pointe de regret de ne plus pouvoir se mesurer à eux, Hawk salue leur capacité à adopter des techniques complexes lorsqu’ils sont encore tout jeunes.

« Ils apprennent des manœuvres qui n’existaient pas lorsque j’étais déjà adulte, et ces manœuvres font maintenant partie du bagage habituel d’un planchiste, souligne-t-il, admiratif. Le sport a évolué rapidement. Les athlètes placent la barre toujours plus haut. »

Les Olympiques, une vitrine inespérée

Ces athlètes se feront bientôt voir d’un auditoire plus vaste que jamais : le public des Jeux olympiques.

Dès 2020, à Tokyo, les planchistes se disputeront le titre olympique dans deux disciplines, le park (parcours de rampes et de courbes) et le street (parcours jonché d’éléments du mobilier urbain comme des escaliers et leurs mains courantes).

Non, pas de rampe verticale. Hawk, à titre de membre du comité consultatif de l’International Skateboarding Federation, a pu se prononcer sur le choix des épreuves olympiques. S’il concède que la rampe aurait donné un grand spectacle, il comprend aussi la sélection du park et du street : tout le monde n’a pas accès à une rampe comme à un parc ou à une rue.

Le planchiste Tony Hawk, ici en prestation à Auckland, en Nouvelle-Zélande, sera à Montréal en août prochainAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tony Hawk

Photo : Getty Images / Sandra Mu

« Je ne suis pas d’accord avec ceux qui soutiennent que les Jeux vont diluer l’image de la planche à roulettes, ajoute Hawk. D’importantes compétitions sont déjà diffusées à grande échelle. Ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas comme si le sport sortait de l’ombre. Je doute fortement que l’intégrité ou le format des épreuves soient en jeu. L’olympisme fera simplement connaître notre sport davantage. »

Voilà l’essentiel de ce que Tony Hawk peut accomplir à ce stade de sa vie et de sa carrière : accroître la notoriété d’une discipline dont la progression est fulgurante depuis la fin des années 1990, mais qui peut encore conquérir certaines parties du grand public.

Et plus il y travaille, plus il s’émerveille devant le chemin parcouru. Son sport a déjà fait deux fois et demie le tour du monde.

« C’est génial de voir que c’est maintenant accessible dans tant de pays, se félicite-t-il. J’ai visité l’Éthiopie, le Cambodge, l’Afrique du Sud, et la planche à roulettes y est réellement en progression. C’est ce qui m’inspire le plus sur la scène mondiale : que des planchistes de classe internationale se révèlent dans ces pays. »

(Avec la collaboration d’Antoine Deshaies)

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