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Elizabeth Wettlaufer : prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans

Elizabeth Wettlaufer excortée par deux agents de police.
Elizabeth Wettlaufer a avoué en cour avoir tué ses victimes à l'aide d'une injection d'insuline. Photo: La Presse canadienne / Dave Chidley
Radio-Canada

L'ex-infirmière Elizabeth Wettlaufer, qui a reconnu avoir tué huit aînés dans des foyers où elle travaillait dans la région de Woodstock en Ontario, a été condamnée à la prison à vie.

Elle n'aura pas droit à une libération conditionnelle avant 25 ans.

La femme de 50 ans est aussi censée s'adresser aux familles des victimes durant son audience sur la détermination de la peine, qui devrait durer deux jours.

Mme Wettlaufer a plaidé coupable au début du mois à 14 accusations de meurtre prémédité, de tentative de meurtre et de voies de fait graves.

Je ne veux pas vraiment l'entendre. Elle a fait ce qu'elle a fait. Comment s'excuser de ça? Ça me rend malade et en colère.

Laura Jackson, amie de l'une des victimes

Le gouvernement provincial annonce une enquête publique indépendante

Le ministre de la Santé du gouvernement ontarien a affirmé, à la suite de l'annonce de la sentence de Wettlaufer, avoir l'intention d'ouvrir une enquête publique indépendante au sujet des circonstances entourant le drame.

« Nous espérons que l'enquête aboutira aux réponses dont nous avons besoin pour garantir qu'une tragédie de ce genre ne se reproduise plus jamais », a déclaré le ministre, le Dr Eric Hoskins.

M. Hoskins a également tenu à offrir ses condoléances aux familles des victimes.

Prison à vie

La Couronne avait déjà déclaré par le passé qu'elle ne chercherait pas à lui infliger une peine consécutive, en raison de sa reconnaissance de culpabilité qui permet d'épargner aux familles la douleur d'un procès. Dans ce cas-ci, l'audience sur la détermination de la peine permet d'enregistrer les déclarations des familles, qui serviront ultérieurement à la Commission canadienne des libérations conditionnelles lorsque la meurtrière sera admissible à une possible libération.

« Je ne veux jamais qu'elle sorte de prison, a dit Laura Jackson. Je veux qu'elle vive dans une boîte et qu'elle réfléchisse à ce qu'elle a fait et que c'est à cause de ce qu'elle a fait qu'elle est dans cette boîte. »

Avec des informations fournies par Jean-Philippe Nadeau

Toronto

Justice et faits divers