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G comme gaies, lesbiennes et soeurs comme Anik et Alexie

Les sœurs Anik et Alexie Dennie se font une accolade dans un jardin.

Les sœurs Anik et Alexie Dennie ont plusieurs points en commun. Notamment, elles s'affirment comme gaies, plutôt que lesbiennes.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Entrevue avec Anik et Alexie, deux soeurs qui partagent la même orientation sexuelle. Elles préfèrent se définir avec le terme gaie, plutôt que lesbienne. Malgré tout, elles ne partagent pas le même point de vue sur la façon d'affirmer son identité dans une ville comme Sudbury.

1. Quelle lettre vous définit le mieux dans l'acronyme LGBTQ? Et pourquoi?

ALEXIE : Plus le G, pour gaie. Des fois j’utilise le L [pour lesbienne]. Je peux changer entre l’un et l’autre, mais j’utilise majoritairement le G.

Il y a des catégories dans lesquelles je ne suis pas certaine encore de savoir où je me retrouve, mais je ne vois pas l’importance de catégoriser les homosexuels.

ANIK : Même chose pour moi. Lesbienne, ça me semble avoir plus de stéréotypes et je m’identifie moins à certaines catégories de lesbiennes.

Mais mon orientation sexuelle, pour moi, ça n’a pas une grosse importance dans ma vie.

2. Est-ce que c’est difficile de s’identifier comme gaies à Sudbury?

ALEXIE : J’ai une plus grosse peur des préjugés. J’assume qu’il y a des préjugés partout où je vais, juste à cause de la grosseur de la communauté.

Par exemple à Ottawa, les gens ne me connaissent pas alors je me sens confortable d’être qui je suis et qui je veux être. Tandis qu’à la maison, je représente aussi ma famille, mon université, mon école et mes collègues.

ANIK : Moi j’aime la petite ville, je m’y sens vraiment confortable. J’ai aussi été très chanceuse. Mon patron aussi est homosexuel, alors j’ai été bien entouré quand je suis sortie [du placard].

De ce que les autres en pensent? Je ne garde pas la langue dans ma poche, alors parfois je reprends les gens. Mais des fois ça n’en vaut pas la peine.

Alexie Dennie joue avec un ballon
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Alexie Dennie

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

3. Vous sentez-vous solidaire de la communauté? Quelle importance ça a pour vous?

ANIK : C’est important, mais la communauté [à Sudbury] est très orientée vers les arts. Par exemple, la plupart des activités de la fierté, ce sont des activités artistiques. Moi j’adore les sports, et je trouve qu’il y a moins d’activités qui rejoignent mes intérêts dans ce cadre-là.

ALEXIE : Moi c'est la même chose. Je suis très orientée vers la science, la recherche, et les sports. On n’en parle pas autant, et il est peut-être moins facile d’exprimer son identité en lien avec son orientation sexuelle dans ces domaines, si l’on compare au domaine des arts par exemple.

Anik Dennie
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Anik Dennie

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

4. Comment croyez-vous qu’il est possible de passer par dessus cette barrière?

ALEXIE : Dans le sport, il s’agit d’en parler. Surtout dans les sports plus masculins, comme le hockey ou le football.

Il faut vraiment briser le stéréotype, dire que ton orientation sexuelle ne va pas avoir d’impact sur tes performances sportives. Il faut faire en sorte que les gens se sentent confortables d’en parler.

ANIK : J’ai fait un baccalauréat en éducation physique, et ça m’a pris un an pour sortir [du placard], et une autre année pour sortir devant mes collègues, parce que j’avais peur de la réaction des autres dans le vestiaire.

Tu ne veux pas te faire juger. Alors il faut créer une conversation.

Acronyme LGBTQ  

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