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Il y a 10 ans, la seule tornade F5 de l'histoire du Canada déferlait sur le Manitoba

Le 22 juin 2007, une tornade de force F5 s'est abattue sur Elie, au Manitoba.

Photo : Justin Hobson

Radio-Canada

Le 22 juin 2007, une tornade de force 5 sur l'échelle de Fujita (F5) s'est abattue sur le village d'Elie, situé à quelques dizaines de kilomètres à l'ouest de Winnipeg. Bien qu'elle n'ait fait aucun mort ni blessé grave, la tornade d'Elie est la seule tornade officielle de force F5 à avoir touché le Canada.

Selon Environnement Canada, la tornade d'Elie a touché le sol pendant environ 35 minutes et a parcouru une distance d'environ 5,5 km. Les dommages ont été causés sur un couloir de 300 m de large.

Les météorologues estiment que le vent a atteint des vitesses de 420 à 510 km/h lorsque l'intensité de la tornade était à son maximum.

Un employé d'Environnement Canada inspecte les dégâts causés par la tornade en juin 2007.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un employé d'Environnement Canada inspecte les dégâts causés par la tornade en juin 2007.

Photo : La Presse canadienne

Le saviez-vous?

L'échelle de Fujita mesure la puissance des tornades en fonction d'indicateurs de dommages. L’échelle est divisée en six catégories qui vont de 0 (faible intensité) à 5 (forte intensité).

Environ 0,1 % de toutes les tornades d'Amérique du Nord sont de force F5.

Source : Environnement Canada

Les souvenirs de la tornade de catégorie F5 sont encore vifs dans l'esprit de Lucien Legault, un résident de la localité d'Elie dont la maison a été gravement endommagée.

« Le vent a commencé [aux alentours] de 3 heures de l'après-midi, se souvient-il. Puis après ça, les couleurs changeaient tout partout. »

Ma maison est partie. La maison du voisin est partie en volant en haut.

Lucien Legault

M. Legault se souvient que la tornade avait propulsé des silos, des véhicules et d'autres objets sur des kilomètres. « Mon voisin a même trouvé un de ses relevés bancaires sur le chemin Pembina, à Winnipeg », s'exclame-t-il.

Heureusement, pour M. Legault et ses voisins, les assurances ont couvert les dommages, et les maisons qui ont été rasées par la tornade ont pu être reconstruites.

Dix ans après cette catastrophe naturelle, beaucoup s'interrogent sur l'efficacité des mesures mises en place depuis, pour assurer la sécurité de la population dans ce genre de situations.

Francis Lavigne-Theriault, chasseur de tornadesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Francis Lavigne-Theriault, chasseur de tornades

Photo : Radio-Canada / Marie-Lise Mormina

Francis Lavigne-Theriault, un chasseur de tornades basé dans la capitale manitobaine, affirme que le Canada a du chemin à faire en ce sens.

« Il y a un problème : il n'y a pas d'alerte météo ici », fait-il remarquer, rappelant que plusieurs habitants des zones rurales ne captent pas la radio publique. « Le gros problème, c'est ça : ça ne se rend pas. »

M. Lavigne-Theriault estime que les zones de diffusion des alertes doivent aussi être modifiées pour qu'elles soient plus ciblées. « Quand il y a une alerte, ça va être super gros. Mais une [tempête], c'est vraiment petit, dit-il. On parle de 1 kilomètre. Ça fait qu'il faut vraiment que ce soit précis. »

Même si peu de tornades touchent terre au Manitoba, il croit qu'un système de sirènes permettant d'alerter la population devrait être installé dans les régions à risque, comme le font les États-Unis.

Pour sa part, la société MétéoMédia, qui gère le système En Alerte, dit que le système d'avertissement sera amélioré l'an prochain pour permettre la diffusion d'alertes sur les téléphones cellulaires.

Avec des informations de Geneviève Lapalme et de Marie-Lise Mormina

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