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  • Le défilé de la Saint-Jean-Baptiste, de la tradition aux revendications

    Défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal, vers 1960

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    En 1977, le gouvernement du Québec reconnaît le 24 juin comme fête officielle des Québécois. D'événement folklorique dédié au patron des Canadiens français, la Saint-Jean-Baptiste a évolué au fil du temps pour être rebaptisée fête nationale du Québec.

    Ce passage du religieux au séculier s’entame dès les années 1960, comme l’explique le journaliste Gérard Gravel dans un reportage diffusé au Ce soir du 17 juin 1977.

    À cette époque, le défilé traditionnel de la Saint-Jean prend une tournure politique marquée par la participation citoyenne. À Montréal, il est ponctué par des protestations. Le 24 juin 1968, veille de l’élection fédérale, de violents affrontements entre policiers et militants indépendantistes viennent troubler l'événement. Cette journée entre alors dans l’histoire comme le lundi de la matraque.

    À partir des années 1970, la Saint-Jean devient une fête populaire dans le Vieux-Montréal. À la suite de manifestations qui causent un incendie, les festivités se déplacent sur le mont Royal en 1975 et 1976.

    Après cinq jours de fête, le mont Royal est devenu un dépotoir. Les citoyens touchés par la crise écologique s’émeuvent. Pouvons-nous continuer à laisser endommager ce parc, orgueil de la métropole?

    Le journaliste Gérard Gravel

    Les célébrations doivent changer d'emplacement de nouveau, après 1976.

    En 1977, par un décret ministériel du gouvernement de René Lévesque, la Saint-Jean-Baptiste devient officiellement la fête nationale du Québec. Elle vise maintenant à inclure les Québécois de toutes origines et non plus seulement la majorité francophone catholique.

    Les origines du choix de saint Jean-Baptiste comme patron des Canadiens français sont assez floues. Selon la légende, c’est le port du prénom par un nombre élevé de francophones qui incita Ludger Duvernay, le fondateur de la société des Canadiens français, à lui donner l’appellation Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

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