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Lévis précise son plan de transport en commun

Société de transport de Lévis

Photo : Radio-Canada / Jean-François Nadeau

Radio-Canada

En réponse à l'abandon du projet de SRB, la Ville de Lévis mise sur les voies réservées pour améliorer le transport en commun sur son territoire.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

Le maire Gilles Lehouillier a présenté jeudi son plan de développement de son réseau de transport en commun « adapté à la réalité lévisienne », une journée après l’avoir soumis au ministre des Transports, Laurent Lessard.

La principale mesure proposée consiste en l’aménagement de voies réservées sur les tronçons les plus congestionnés, soit sur le boulevard Guillaume-Couture et la route des Rivières. « Ce qu’on propose aujourd’hui, c’est de bonifier le réseau existant », a expliqué le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

7,4 kilomètres de voies réservées seront aménagées sur le territoire de Lévis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les 7,4 kilomètres de voies réservées qui seront aménagées à Lévis ne permettent pas de desservir les parcs industriels.

Photo : Radio-Canada


Au total, 7,4 kilomètres de voies réservées seront ajoutés sur le territoire de la ville, en incluant les 3,3 kilomètres déjà aménagés sur les voies d'accotement.

« Ce ne sont présentement pas des voies réservées qui répondent à la norme et aux standards », explique Gilles Lehouillier, en parlant des voies déjà existantes.

Le coût du projet de la Ville de Lévis pourrait varier entre 55 et 79 millions de dollars, selon l'emplacement des voies réservées. Elles pourraient être aménagées sur le côté ou au centre de la route. Selon le maire, la participation financière de Québec pourrait atteindre plus de 80 %.


Gilles Lehouillier s'adresse aux journalistes lors d'une conférence de presse à Lévis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Photo : Radio-Canada

On va aller chercher presque autant d’efficacité qu’un SRB avec une option beaucoup moins onéreuse.

Gilles Lehouillier

Les solutions avancées par la Ville ne pourront pas se réaliser sans la transformation de la route 116 en boulevard urbain.

Ce projet planifié en 2011 par le ministère est évalué à 80 millions de dollars. Il comprend l’aménagement de voies réservées, de trottoirs et de pistes cyclables.

Mesures complémentaires

Le rapport du comité de travail favorisant l’amélioration du transport en commun sur le territoire de Lévis prévoit également des mesures complémentaires qui pourraient être financées à même le programme régulier du ministère des Transports.

Des feux prioritaires pour les autobus, la synchronisation des feux de circulation, des correspondances plus efficaces sont aussi des solutions complémentaires proposées au ministère des Transports.

Illustration préparée par le ministère des Transports du Québec. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Illustration préparée par le ministère des Transports du Québec.

Photo : Radio-Canada

La flotte d’autobus de la STLévis demeurera la même avec 88 véhicules, dont 8 articulés.

« À partir de 2023, on va entamer le renouvellement de notre flotte d'autobus pour procéder à l'électrification des véhicules », précise Pierre Asselin, urbaniste et chargé de projet à la Ville de Lévis.

Plan critiqué

Les voies réservées qui seront aménagées sur le territoire de Lévis pourront aussi être utilisées par les automobilistes qui font du covoiturage et possiblement par les véhicules électriques.

« Cette solution nous permettra d’augmenter l’efficacité du transport en commun, de retirer les autobus des voies d'automobiles et de maintenir le nombre de voies disponibles pour les automobilistes », mentionne Michel Patry, président de la STLévis.

Le porte-parole d’Accès transports viables, Étienne Grandmont, croit toutefois que cette décision contribuera à diminuer la fluidité des autobus de la STLévis.

« Le projet présenté aujourd’hui n’est peut-être pas aussi structurant qu’on voudrait le laisser croire tant qu’on va continuer à pousser d’un côté pour le transport en commun, mais aussi pour l’augmentation de la capacité routière », dit-il.

M. Gramdmont ajoute que la Ville ne peut pas prétendre offrir un projet de transport en commun « structurant » si elle veut développer du même coup son réseau routier et autoroutier.

Consultation publique à venir

Si le ministre des Transports confirme son soutien financier pour la réalisation des études préalables, les propositions seront soumises à une consultation publique. La Ville veut ainsi « bonifier la solution grâce à l’intervention citoyenne. »

Le maire Gilles Lehouillier souhaite commencer le projet en 2019.

Québec

Transport en commun