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G comme gai, papa, en couple et comme Vincent

Les 3 personnes sont assises sur le sofa dans le salon.

Vincent Hachey, son conjoint et leur fils

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Entrevue de Vincent Hachey vivant en couple avec un autre homme et père d'un jeune enfant. Il s'est toujours défini comme gai depuis sa sortie du placard à l'école secondaire.

1. Quelle lettre vous définit le mieux dans l'acronyme LGBTQ et pourquoi?

VINCENT : Moi c’est bien sûr un G. Je ne sais pas pourquoi. Je n’y ai jamais pensé. Je suis sorti du placard à l’école secondaire.

Dans les années 1990, on ne parlait pas de transgenre ou de bisexualité. C’était connu, mais moins répandu. On parlait beaucoup des gais et des lesbiennes. Alors, à ce moment-là, j’ai pris la décision d'être gai.

Vincent dans la cuisine.
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Vincent Hachey, gai, papa et en couple

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon

2. Quelle importance accordez-vous à cette identité?

VINCENT : C’est toujours dans mes pensées. C’est vraiment une partie de mon identité et de mon bien-être. Même au travail, quelqu’un peut présumer de mon identité. Si j’ai la chance de corriger quelqu’un sur les préjugés, je vais le faire.

Je prends des cours de japonais la semaine et dans la culture japonaise c’est vraiment tabou. Alors si quelqu’un présume que je suis hétérosexuel, je vais le corriger. C’est important d’employer les mots justes.

3. Comment vivez-vous votre identité avec vos proches et collègues?

VINCENT : Je me souviens des deux premières heures à mon poste dans mon nouveau travail : je suis sorti du placard.

Toute ma famille me connait en tant qu’homme gai. Quand je suis sorti du placard, j’ai fermé la porte derrière moi et je l’ai barrée.

Je me considère assez chanceux. Je ne sais pas si c’est la règle de nos jours ou si je suis l’exception.

Vincent et son conjoint jouant avec leur fils dans le salon
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Vincent Hachey, son fils et son conjoint

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon

4. Vous sentez-vous solidaire de la communauté LGBTQ? Participez-vous aux célébrations de la fierté?

VINCENT : Oui, on fait partie de la communauté de parents gais. Peut-être une sous-communauté. Il y a toujours des branches dans la communauté.

Ce n’est pas comme lorsque l’on avait 20 ans. C’est moins danser jusqu’à 3 h du matin, boire de la bière ou n’importe quoi d’autre.

On est chanceux ici à Toronto : le centre communautaire gai organise des fêtes et des événements pour les familles aussi.

En plein après-midi, on peut sortir et être parmi les autres familles gaies et lesbiennes. On donne la chance à notre fils de voir d’autres familles comme la nôtre.

Nous n’allons probablement pas participer au défilé de dimanche, car c’est le temps de la sieste, mais on va participer à la Family Pride à l’école publique de la rue Church dans le Village.

Acronyme LGBTQ  

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