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G comme gai, genre non conforme, transsexuel et comme Jeremy

Jeremy dans un café devant des affiches sur un mur

Jeremy Dias, gai, de genre non conforme et transsexuel

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Entrevue avec Jeremy Dias, fondateur du Centre canadien de la diversité des genres et de la sexualité. Il est né à Edmonton en Alberta en 1983. Il a vécu et a fréquenté une école secondaire à Sault-Sainte-Marie en Ontario.

1. Quelle lettre vous définit le mieux dans l'acronyme LGBTQ et pourquoi?

JEREMY : Je me suis identifié longtemps avec la lettre G. Je suis sorti du placard à l'âge de 13 ans. C'était assez jeune pour quelqu’un qui vivait dans le Nord de l’Ontario.

Récemment, je suis sorti du placard comme une personne de genre non conforme et transsexuelle. C’est assez nouveau pour moi.

Jeremy avec un micro dans un café
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Jeremy Dias en entrevue

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon

2. Quelle importance accordez-vous à cette identité et pourquoi?

JEREMY : Je n’ai jamais réellement été du genre masculin. Cela me dérangeait beaucoup. Avec un peu de recherche et de réflexion, j’ai réalisé que je n’étais ni homme ni femme.

J’étais plutôt de genre non conforme et fluide. C’est plus authentique. Je suis plus à l’aise dans la communauté et dans ma peau. C’est important d’être moi-même.

« Je m’habille parfois avec un style masculin et d'autres fois avec un style féminin. Ce sont juste des vêtements, mais ne représentent pas ce que je suis à l’intérieur. »

— Une citation de  Jeremy Dias

Quand les gens comprennent, c’est une libération de savoir que tu peux t’habiller et te présenter comme tu veux devant eux.

C’est quelque chose que l’on fait aussi pour les autres et pas toujours pour soi-même. C’est trouver l'équilibre entre notre identité et comment on se présente aux autres.

Jeremy feuillette un livre dans un café
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Jeremy Dias, gai, de genre non conforme et transexuel

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon

Faire partie de la communauté, ce n’est pas seulement qui je suis ou qui j’aime, c’est aussi la culture et les gens. C’est faire partie de quelque chose de plus grand que soi et c’est fantastique.

L’histoire de notre communauté et le mouvement activiste sont extrêmement importants pour promouvoir les droits de l’homme. Cela me motive au quotidien pour faire de bonnes actions.

3. Comment vivez-vous votre identité avec vos proches et collègues?

JEREMY : Je suis chanceux, car je travaille avec le Centre canadien de la diversité des genres et de la sexualité. Chaque jour je suis un homosexuel professionnel.

« Je travaille dans le système scolaire, avec la police et dans les entreprises. Je fais des ateliers de sensibilisation et de démystification afin de promouvoir les droits des personnes LGBTQ. »

— Une citation de  Jeremy Dias

J’espère que j’aide les personnes à être elles-mêmes et à se libérer.

4. Participez-vous aux célébrations de la fierté?

JEREMY : Je suis tellement excité. Je vais courir pour Pride Run samedi 24 juin où je vais faire une levée de fond pour différentes organisations comme Fife House ou Pride and Remembrance Foundation. Dimanche, je vais marcher au défilé.

Jeremy avec un livre à la main
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Jeremy Dias dans le café Glad Day Bookshop

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon

5. Est-ce que ces événements LGBTQ sont toujours aussi importants?

JEREMY : Ce n’est pas juste une célébration, mais une prise de conscience de la communauté au niveau international et national.

« Ce sont aussi des échanges sur notre culture, notre histoire et notre communauté qu'il faut garder vivants. »

— Une citation de  Jeremy Dias

Quand on voit un espace communautaire comme le Glad Day Bookshop qui est devenu plus grand et plus social avec de la nourriture, des boissons et des livres, on se dit que l’intérêt ne diminue pas. Je suis excité par cette nouvelle énergie.

6. Est-ce que ces événements ont un message particulier?

JEREMY : On a une responsabilité envers les personnes LGBTQ dans le monde et ici au Canada.

Cette semaine, c’est le défilé de la fierté à Toronto, mais il faut savoir que dans quelques semaines il y aura un défilé de la fierté dans la ville de Steinbach au Manitoba. C’est une communauté particulièrement homophobe, sexiste et raciste. Ces événements sont donc aussi importants.

C’est pour cela que c’est notre responsabilité d’aider ceux qui n’ont pas la même chance que nous.

Acronyme LGBTQ  

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