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Le gouvernement ne condamne pas la décision de l'Hôpital Saint-Boniface sur l'aide médicale à mourir

Panneau à l'entrée de l'Hôpital Saint-Boniface

L'Hôpital Saint-Boniface a modifié sa politique sur l'aide médicale à mourir à la demande de la Corporation catholique de la santé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement progressiste-conservateur n'a pas critiqué la Corporation catholique de la santé (la Corporation) qui a manoeuvré pour faire rejeter une politique de l'Hôpital Saint-Boniface permettant l'aide médicale à mourir. Dans une déclaration, le ministre de la Santé, Kelvin Goertzen, souligne que son gouvernement respecte la décision des médecins et des établissements de santé qui ne veulent pas offrir ce service, mais rappelle qu'ils doivent prévoir un protocole pour que les patients y aient accès ailleurs.

Kelvin Goertzen en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kelvin Goertzen, ministre de la Santé du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Le ministre Goertzen note de plus que chaque hôpital manitobain n'offre pas tous les soins de santé, certaines chirurgies ou certains tests étant uniquement offerts dans des centres précis. Il affirme que, afin de respecter la décision de la Cour suprême du Canada, une équipe provinciale d'aide médicale à mourir s'assure que ceux qui y ont droit et qui le requièrent obtiennent ce service sans toutefois forcer les médecins et les hôpitaux à l'offrir.

En mai dernier, le conseil d'administration de la Corporation, à qui appartient l'Hôpital Saint-Boniface, a décidé d'augmenter de 16 à 25 le nombre de personnes siégeant au conseil d'administration de l'établissement. La Corporation a de plus demandé au C. A. de l'hôpital de se pencher à nouveau sur la politique adoptée récemment et permettant l'aide médicale à mourir dans certains cas. Cette demande a poussé le président du C. A., Murray Kilfoyle, à démissionner.

Toutefois, l'hôpital permet maintenant d'évaluer sur place si les patients sont admissibles à recevoir ces soins. Les patients devaient auparavant être transférés dans un autre établissement pour obtenir cette évaluation. Un mémo interne de l'Hôpital Saint-Boniface note d'ailleurs qu'un patient est mort à la suite d'un tel transfert, ce qui avait causé de la détresse psychologique au sein de l'équipe médicale.

C'est une conversation importante et un moment important pour nous, afin de déterminer quelle est la décision responsable basée sur le rôle qui nous a été confié afin de s'assurer que les valeurs et les principes peuvent continuer de guider une organisation fondée sur la foi.

Daniel Lussier, directeur général de la Corporation catholique de la santé
Le directeur général de la Corporation catholique de la santé, Daniel Lussier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le directeur général de la Corporation catholique de la santé, Daniel Lussier, souligne que son organisme avait le droit d'augmenter le nombre d'administrateurs de l'Hôpital Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada

Dans une entrevue avec Radio-Canada, le directeur général de la Corporation, Daniel Lussier, a indiqué qu'il lui était permis de nommer de nouveaux administrateurs. Il n'a toutefois pas pu nommer une autre situation où 10 membres avaient été ajoutés au conseil d'administration.

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