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Les prothèses deviennent « intelligentes » en laboratoire à l'Université de Calgary

Une jeune Afghane déambule avec sa prothèse dans un hôpital de Kaboul.

Une jeune Afghane déambule avec sa prothèse dans un hôpital de Kaboul. Dans les pays où sévissent la guerre et les mines, une prothèse intelligente pourrait redonner une seconde chance aux victimes.

Photo : Getty Images / SHAH MARAI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Finies, jambes de bois et autres prothèses moyen-âgeuses! Grâce à des chercheurs de l'Université de Calgary, ces appareils sont en voie de devenir intelligents. Des membres artificiels de nouvelle génération promettent en effet d'améliorer la vie des personnes amputées.

Monter l'escalier, marcher jusqu'à l'épicerie du coin ou, tout simplement, cuisiner fait partie du traintrain de la majeure partie des Canadiens. Mais pour ceux et celles qui portent un membre artificiel, cela peut vite devenir une source d'épuisement et de découragement.

L'accomplissement d'activités imposées par la routine, même banales, peut leur demander jusqu'à 30 % d'énergie supplémentaire que pour les autres, car si les prothèses sont souvent dotées d'un ressort permettant de propulser la jambe vers le haut une fois qu'elle heurte le sol, elles ne savent pas encore calibrer cette énergie en fonction de la pression qu'exerce le porteur et du terrain sur lequel il pose le pied.

Sans cet effet amortisseur, appelé distension, les porteurs de prothèse s'épuisent rapidement parce qu'ils doivent déployer davantage d'efforts pour remonter la jambe et garder l'équilibre.

Cette perte d'énergie menace la santé des personnes amputées, estime le professeur Arthur Kuo, chercheur à la faculté de kinésiologie de l'Université de Calgary.

Ça nuit à la vie quotidienne de ces gens, parce que cela réduit le temps qu'ils consacrent à l'activité physique.

Une citation de : Arthur Kuo, professeur à la faculté de kinésiologie de l'Université de Calgary

« De petits ordinateurs »

Son équipe croit qu'en posant des capteurs sur les membres artificiels elle sera en mesure d'évaluer les efforts qui doivent être déployés par les personnes amputées pour effectuer des tâches quotidiennes. Mieux comprendre leur mouvement permettra d'améliorer la coordination et le rendement énergétique de ces marcheurs, selon le professeur Kuo et ses collègues.

À terme, l'équipe de l'Université de Calgary espère intégrer de « petits ordinateurs » aux prothèses pour emmagasiner l'énergie économisée afin qu'elle soit dépensée ailleurs.

Cette technologie a beaucoup de potentiel. L'énergie pourrait non seulement être recyclée chez les personnes amputées, mais également pour les personnes atteintes du Parkinson ou en rémission d'une attaque cardiaque ou cérébrale.

Une citation de : Arthur Kuo, professeur à la faculté de kinésiologie de l'Université de Calgary

Avec les informations de Tiphanie Roquette

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