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Le projet Énergie Est : « un besoin urgent » selon les producteurs pétroliers

Un pipeline
Le projet d'oléoduc Énergie Est est nécessaire selon des producteurs pétroliers. Photo: TransCanada
Radio-Canada

L'industrie pétrolière canadienne prévoit augmenter sa production. Selon l'Association des producteurs de pétrole, cette hausse rendra le projet d'oléoduc Énergie Est nécessaire, mais ce point de vue ne fait pas l'unanimité.

D'ici 2030, l'industrie pétrolière prévoit extraire 30 % plus de pétrole des sables bitumineux qu’aujourd’hui au Canada.

Un besoin urgent

Tim McMillan, président-directeur général de l’Association canadienne des producteurs pétroliers, affirme que les oléoducs actuels fonctionnent déjà à pleine capacité. Selon lui, il y a donc un besoin urgent pour de nouveaux oléoducs.

Il soutient même que les futurs oléoducs vers la Colombie-Britannique et le projet Keystone XL aux États-Unis ne seront pas suffisants.

L'oléoduc Énergie Est, qui partirait de l'Alberta pour aboutir au Nouveau-Brunswick, deviendra ainsi nécessaire pour permettre l'exportation d'une production plus importante de pétrole en Inde et en Europe.

Tim McMillan en entrevue en studio.Tim McMillan, président-directeur général de l’Association canadienne des producteurs pétroliers. Photo : Radio-Canada

Éviter les tragédies

Pour l’instant, l’augmentation de la production a entraîné, en 2017, une augmentation de 40 % du transport par wagon par rapport à 2016.

Cette hausse rappelle la tragédie de 2013 à Lac-Mégantic au Québec. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick, qui appuie le projet Énergie Est depuis le début, soutient que l’oléoduc sera plus sécuritaire que le transport par train.

« Ça démontre clairement le besoin du pipeline, le besoin d'Énergie Est, lance Donald Arseneault, ministre de l’Éducation postsecondaire, du Travail et de la Formation. C'est une opportunité en or et on veut en [tirer] avantage. »

Le politicien en entrevue. Donald Arseneault, ministre de l’Éducation postsecondaire, du Travail et de la Formation. Photo : Radio-Canada

Un projet qui ne fait pas l’unanimité

Du côté des progressistes conservateurs du Nouveau-Brunswick, on estime que les nouvelles conditions imposées par les libéraux fédéraux ralentissent la réalisation du projet.

Les décisions que Justin Trudeau a prises et que Brian Gallant appuie, ce n'est pas dans les meilleurs intérêts des Néo-Brunswickois.

Glen Savoie, député progressiste-conservateur de Saint-Jean-Est.

De l'autre côté, les membres du Parti vert croient qu'une augmentation importante de la production ne respecterait pas l'accord de Paris sur les changements climatiques.

« La réalité actuelle est que la croissance pour l'industrie pétrolière est très limitée pour l'avenir à cause de la crise avec notre climat », estime David Coon, chef du Parti vert et député de Fredericton-Sud.

Malgré tout, le gouvernement fédéral aura le dernier mot sur la construction de l'oléoduc Énergie Est après les consultations de l'Office national de l'énergie.

Selon un reportage de Michel Corriveau.

Politique