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Prostitution : comment les policiers s’attaquent au problème

Une prostituée négocie avec un client potentiel.

La loi fédérale sur la prostitution a changé en 2014. Elle vise désormais les clients et les proxénètes.

Photo : iStock

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de deux ans après l'entrée en vigueur d'un projet de loi fédéral controversé qui a modifié la loi sur la prostitution, les forces de police de la Nouvelle-Écosse ont adopté différentes approches. Certaines se concentrent sur les clients, d'autres sur les trafiquants.

La plupart des dossiers sur lesquels enquête la police régionale du Cap-Breton mettent l’accent sur les clients. Quant aux agents de la police régionale d’Halifax et de la GRC, ils ont tendance à se concentrer sur les trafiquants et les proxénètes.

Moins d’accusations

Le nombre d'accusations liées à la prostitution déposées par la GRC et la police régionale d'Halifax a chuté depuis que la loi a changé, en 2014. CBC a obtenu des statistiques qui montrent que 44 accusations ont été fixées en 2013. En 2016, le total était de 24.

On ignore combien de ces accusations ont entraîné des condamnations, puisque de nombreux cas sont encore devant les tribunaux. Les statistiques ne comprennent pas les accusations portées par les forces de police municipale hors de la région d'Halifax.

La baisse est principalement due au fait que la prostitution est maintenant considérée comme une forme d'exploitation sexuelle, plutôt que comme un crime. Une section entière du Code criminel axée sur la criminalité de la prostitution a été annulée par la Cour suprême du Canada en 2013.

Une nouvelle loi fédérale a été rédigée par la suite. En novembre 2014, le projet de loi C-36 a été adopté. Il cible les gens qui achètent et exploitent des services sexuels au Canada.

Une prise de conscience

En septembre 2015, la police régionale du Cap-Breton a accusé 27 hommes pour l’achat de services sexuels. L’opération, appelée John Be Gone, visait à trouver les hommes à la recherche de prostituées dans le centre-ville de Sydney.

La policière en entrevue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jodie Wilson, Sergent du personnel de la police régionale du Cap-Breton.

Photo : CBC

« Nous avons estimé que nous devions faire quelque chose pour dissuader et protéger ces femmes de l'exploitation. Nous avons estimé que l'infiltration était la meilleure façon d'appliquer le projet de loi C-36 », explique la sergente de la police régionale du Cap-Breton, Jodie Wilson.

Trois autres accusations ont été portées à la suite de cette opération, y compris une accusation pour recrutement.

Le changement de loi a suscité une nouvelle mentalité dans le département, selon Jodie Wilson. Les agents traitent maintenant les prostituées comme des victimes plutôt que des criminelles. « Ce fut une véritable prise de conscience une fois que nous avons développé un rapport avec certaines femmes de la rue, a-t-elle déclaré. Nous avons réalisé que beaucoup de ces femmes ne sont pas là par choix. »

D'après un reportage d'Angela MacIvor, CBC

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