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La C.-B. est la seule province sans politique sur les services en français

Le drapeau des francophones de la Colombie-Britannique
Le drapeau des francophones de la Colombie-Britannique Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La Colombie-Britannique est désormais la seule province au pays sans politique ni loi sur les services en français, après l'adoption par l'Alberta d'une politique pour augmenter les services en français.

La politique adoptée mercredi permettra notamment d’officialiser des services qui existent déjà en français en Alberta, et se donne comme objectif que la qualité et l’accessibilité des services en français soient comparables à ceux offerts en anglais.

La présidente de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB), Padminée Chundunsing, s’est dite déçue par la situation des francophones dans sa province, à la suite de l’annonce en Alberta.

La province ne s'intéresse pas aux enjeux francophones.

Padminée Chundunsing, présidente de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique
Le ministre chargée de la francophonie Ricardo Miranda entouré de militants francophones albertains.Le drapeau franco-albertain est désormais reconnu comme un emblème officiel de la province. Photo : Radio-Canada

Elle affirme que, malgré ce désintérêt de la province, les besoins pour créer une telle politique en Colombie-Britannique sont réels. Elle soutient qu’il faut sensibiliser les élus aux enjeux des Franco-Colombiens.

« Pour eux, les chiffres comptent. Alors, si on leur fait voir que les chiffres ont augmenté, peut-être qu’ils comprendront », affirme-t-elle.

Unir les forces des francophones

Mme Chundunsing croit que la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) pourrait guider la FFCB dans sa quête. Elle prévoit travailler avec le nouveau président de la FCFA, Jean Johnson, qu’elle qualifie d’homme de terrain.

M. Johnson, pour sa part, indique qu’il veut soutenir et venir en appui à la francophonie britanno-colombienne dans cette lutte pour obtenir une politique provinciale sur les services en français.

« J’oserais dire qu'il y a encore une province qui n'a pas de reconnaissance officielle […], la fédération se rallierait et célébrerait cette dernière province pour reconnaître sa communauté », affirme-t-il.

De son côté, le gouvernement de la Colombie-Britannique a répondu par courriel mercredi qu’il s’est engagé à servir les francophones de la province, en vertu de l’entente avec Ottawa sur les langues officielles.

Avec des informations recueillies par Nahila Bendali

Colombie-Britannique et Yukon

Francophonie