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L’alphabétisation comme « premier pas vers une démocratie »

On tente de remettre en branle le comité francophone qui se chapeaute l'apprentissage des adultes du sud-est du Nouveau-Brunswick.

On tente de remettre en branle le comité francophone qui se chapeaute l'apprentissage des adultes du sud-est du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après plusieurs mois d'inactivité, l'organisme Apprentissage pour adultes du Sud-Est reprend du poil de la bête. La nouvelle équipe s'est vue offrir des locaux gratuits pour offrir leurs cours de français, ce qui permet aux employés de voir l'avenir avec optimiste.

Un texte d'Émilie Pelletier

Apprentissage pour adultes du Sud-Est avait cessé ses activités en novembre 2016, après avoir été mis sous tutelle en raison de problèmes financiers. Le soin des classes de français avait également été laissé à des organismes semblables, mais anglophones.

« Dans tout ça, moi je suis reconnaissante envers l’organisme qui a voulu prendre en main nos classes, mais je n’étais pas contente que les agents du gouvernement aient permis que des classes francophones aillent sous l’aile anglophone », explique Pauline Pelletier, présidente.

L’organisme se réunissait jeudi soir pour effectuer un bilan de cette année au cours de laquelle un arrêt des activités a été nécessaire.

« On a vraiment commencé frais », confirme Mme Pelletier. Celle-ci affirme aussi que l’organisme a réglé ses dettes, en plus d’avoir réussi à embaucher une directrice générale.

«  Ce qui me surprend toutes les années, c’est que la population dans nos classes est très jeune  »

— Une citation de  Pauline Pelletier, présidente d'Apprentissage pour adultes du Sud-Est

Et si le regroupement a dû fermer boutique temporairement, c’est aussi parce qu’il n’arrivait pas à trouver des locaux gratuits, où offrir ses cours.

« Des loyers gratuits, qu’on doit accaparer 40 heures par semaine, ce n’est pas facile à trouver. »

Si le programme fonctionne bien ailleurs dans la province, Mme Pelletier allègue que dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, c’est plus difficile.

Une mission des plus importantes

Pauline Pelletier rappelle que la mission d’Apprentissage pour adultes du Sud-Est est cruciale.

Pauline Pelletier tente de remettre sur pied le comité francophone qui se charge de gérer l'apprentissage des adultes du sud-est du Nouveau Brunswick.
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Pauline Pelletier tente de remettre sur pied le comité francophone qui se charge de gérer l'apprentissage des adultes du sud-est du Nouveau Brunswick.

Photo : Radio-Canada

« Moi j’ai toujours vu l’alphabétisation comme [un] premier pas vers une démocratie. »

Concrètement, l’organisme offre des cours de français à des adultes qui ont complété l’équivalent d’une 9e année ou moins.

« [Il faut savoir lire pour] comprendre les enjeux, savoir ce que tu achètes [et] savoir ce que tu signes. »

Mme Pelletier soutient que contrairement à ce que certains pourraient penser, l’organisme n’offre pas seulement des services aux personnes âgées.

L’organisme a réussi à s’entendre avec les municipalités de Dieppe et de Bouctouche pour y occuper gratuitement des locaux.

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