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L’indice de masse corporelle, mauvais indicateur de la santé, selon une étude

Un médecin mesure le tour de taille d'un homme.
Un Canadien sur quatre souffre d'obésité. Photo: iStock
Radio-Canada

L'indice de masse corporelle (IMC), calculé en divisant le poids par la taille au carré, classifie traditionnellement la population selon leur degré d'obésité, mais selon des chercheurs de l'Université de Calgary, cet indice sous-évalue les risques de santé des Canadiens âgés de 40 à 69 ans.

Un texte de Tiphanie Roquette

Les chercheurs affirment que l’IMC ne rend pas compte de la masse graisseuse présente dans le corps ni de sa répartition, mais c’est pourtant ce gras qui accroît le plus les risques de maladies chroniques.

L’indice de masse corporelle classifie les personnes en cinq catégories :

  • inférieur à 18,5 kg/m2 : sous la normale
  • de 18,5 à 24,9 kg/m2 : normale
  • de 25 à 29,9 kg/m2: surpoids
  • supérieur à 30 kg/m2 : obésité
  • supérieur à 40kg/m2 : obésité morbide

Les chercheurs ont mesuré la graisse corporelle de 2656 personnes âgées de 40 à 69 ans et dont l’indice de masse corporelle était inférieur à 30, ce qui les classait dans la catégorie des non-obèses.

L’étude conclut que les personnes avec un IMC normal avaient 52 % de plus de risques d’être qualifiées comme en surpoids ou obèse lorsque l’on prenait en compte leur masse graisseuse.

Selon la professeure en sciences de la santé communautaire à l’Université de Calgary, Deborah Marshall, ces personnes sont plus à risque de souffrir de maladies cardiovasculaires, de cancer et de diabète, mais ne sont pas ciblées par les politiques de santé.

Nous faisons face à une épidémie d’obésité, mais une partie pourrait être cachée.

Deborah Marshall, professeure à l'Université de Calgary

« Des personnes peuvent avoir l’air d’être en bonne santé, mais sont à risque sans pour autant s’en rendre compte », affirme Mme Marshall. « Nous pourrions les aider en leur prodiguant des conseils sur le style de vie, l’exercice ou les régimes alimentaires. »

La chercheuse ne recommande pas d’abandonner l’IMC, mais elle croit que des mesures de la masse graisseuse devraient être intégrées aux examens de routine.

L’étude a été publiée dans la Revue canadienne de santé publique.

Alberta

Santé publique