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À la découverte du Red Light

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Le reportage de Jean-Francois Poirier.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Comme toutes les grandes villes du monde, Montréal a donné naissance à un quartier interlope. À l'occasion du 375e anniversaire de la métropole québécoise, plongeons dans l'âge d'or des cabarets et de « la Main ».

Dans ce reportage du Ce soir du 26 mars 1997, la journaliste Marie-Christine Trottier nous fait découvrir le Red Light District en compagnie de l’auteur Daniel Proulx.

Le parcours débute devant un bâtiment résidentiel qui abritait jadis une « maison de passe ». Le nom de « Red Light » proviendrait des lanternes rouges qui pendaient à l’origine à l’entrée des bordels. La visite se poursuit près du Faisan Doré et du Casa Loma. Ces cabarets, aujourd’hui disparus, symbolisent l’ambiance festive qui régnait dans la ville.

Impossible d’explorer le secteur sans se rendre au mythique Montreal Pool Room, reconnu pour ses fameux hot-dogs. C’est un immigrant d’origine bulgare qui a ouvert le restaurant en 1912.

Le Montreal Pool Room fait vraiment partie de la légende de la Main et du Red Light. Tous les mauvais garçons de l’époque y sont passés.

L'auteur Daniel Proulx

 Le circuit s’achève au coin des rues Saint-Urbain et Sainte-Catherine, devant le Théâtre du Nouveau Monde. Dans les années 1940 et 1950, les lieux abritaient le Gayety, une salle de spectacle où l’actrice et effeuilleuse américaine Lili St-Cyr a fait sensation.

L’ancien quartier se situe entre la rue Sherbrooke et le Vieux-Montréal, du Nord au Sud, et les rues Saint-Denis et Bleury, de l’Est à l’Ouest. Entre les années 1920 et jusqu’aux années 1960, le quadrilatère attirait prostituées, proxénètes, groupes criminels, mais aussi artistes et touristes en quête de divertissement.

L’auteur Daniel Proulx a publié Le Red Light de Montréal en 1997, un livre qui relate l’histoire des lieux, à partir du début du 20e siècle.

Montréal, ville du vice

  • Au début du 20e siècle, poussée par la prohibition qui règne aux États-Unis jusqu'en 1933, Montréal devient une ville reconnue comme étant ouverte aux vices.
  • L'une des principales activités illégales présentes à Montréal est la contrebande d'alcool. Les boissons interdites sont vendues après l'heure permise dans des bars clandestins appelés « blind pigs ».
  • Les maisons de jeu abondent, car la loterie est interdite par le gouvernement. Dans ces tripots, on joue aux cartes, aux dés, à la roulette et aux machines à sous.
  • Autre fléau présent dans la ville : les drogues, comme la cocaïne et l'héroïne, qui font des ravages.
  • Parmi les vices présents au cours des années 1940, la prostitution est l'un des plus répandus.
  • En janvier 1944, l'armée exige la fermeture des bordels sous peine d'interdire l'accès des militaires à Montréal. L'armée craint la transmission de maladies vénériennes par les prostituées. Les rafles policières et les arrestations se multiplient, et la plupart des lupanars ferment.
  • Après ces rafles, les prostituées des bordels envahissent les rues et continuent à pratiquer leur art. Des lieux de « perdition » comme les cabarets et les cafés-concerts continuent à pulluler.
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