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L’Alberta se dote d’une politique de services en français

Le ministre chargée de la francophonie Ricardo Miranda entouré de militants francophones albertains.
Le drapeau franco-albertain est désormais reconnu comme un emblème officiel de la province. Photo: Radio-Canada

L'Alberta reconnaît désormais officiellement l'apport de sa population francophone et adopte une politique pour augmenter les services en français.

Un texte de Laurent Pirot

« C’est un tournant pour les Albertains d’expression française », a assuré le ministre chargé des affaires francophones, Ricardo Miranda, lors de la présentation de la « politique en matière de francophonie ».

Le texte se donne comme objectif de fournir en français plus de services du gouvernement et que leur qualité et leur accessibilité soient comparables à ce qui se fait en anglais.

Concrètement, les différents ministères devront évaluer les services qu’ils offrent déjà et ceux qui devront être créés pour répondre aux besoins établis par les discussions entre la province et les francophones.

La communication du gouvernement se fera aussi plus souvent en français.

Un sigle du govuernement albertain porte la mention en français « gouvernement ».La communication du gouvernement provincial sera plus souvent en français. Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Le gouvernement a aussi décidé d’ajouter le drapeau franco-albertain à la liste des emblèmes provinciaux.

Un conseil consultatif sera chargé d’orienter la mise en oeuvre de cette politique.

L’Association canadienne-française de l’Alberta demandait cette politique depuis de nombreuses années et s’est impliquée avec les autres organismes francophones dans les consultations qui ont nourri la rédaction de ce texte.

Le président de l’Association, Albert Nolette, y voit un grand pas pour les francophones. « Je pensais à mon fils Xavier qui a 1 an et je me disais que son avenir est fort prometteur, car il lui sera possible de grandir dans une province où sa langue sera respectée et où il pourra fièrement parler en français dans toutes les sphères de sa vie », a-t-il dit.

Les membres du comité ne se rencontreront pas avant l’été 2018 pour commencer les travaux.

Prochain objectif : une loi

Les francophones continuent de demander que cette politique soit prolongée par l’adoption d’une loi sur les services en français.

Albert Nolette explique qu'une loi représente une avancée beaucoup plus tangible : « C’est beaucoup plus difficile d’abolir une loi que d'écarter une politique. »

Le ministre Miranda a répondu que la loi était « sur la table », mais n’a pas précisé d'échéancier.

Obtenir des avancées pour les francophones « demande beaucoup de patience », a reconnu l’ancien député néo-démocrate Léo Piquette, qui a été élu en 1986 à l’assemblée provinciale et qui a été un des grands défenseurs de la cause francophone en Alberta.

Il ne faut jamais désespérer de voir des changements positifs.

Léo Piquette, réprimandé en 1986 pour avoir parlé français à l'assemblée provinciale

Après l’adoption de cette politique en Alberta, la Colombie-Britannique est la seule province canadienne à n’avoir ni politique ni loi en matière de services en français.

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