•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un sommet pour plus de transparence dans les données publiques

Un clavier d'ordinateur
Un clavier d'ordinateur Photo: Getty Images
Radio-Canada

La transparence est à l'ordre du jour du Sommet des données ouvertes canadiennes, qui se tient à Edmonton. Près de 400 représentants du gouvernement, du monde des affaires et d'organismes citoyens se réunissent pendant deux jours pour discuter de l'importance de partager les données gouvernementales librement avec le public.

Un texte de Catherine Bouchard

Les entreprises et les organismes citoyens soulignent aussi l'importance de rendre ces informations accessibles à tous pour le développement économique et la vie démocratique. Selon l'Indice des villes ouvertes (conçu par la firme canadienne Public Sector Digest), la Ville d'Edmonton est la première au pays pour ce qui est de l'ouverture de ses données au public.

« Il n’y a rien qu'on veut cacher, et c'est vraiment d'ouvrir pour montrer comment on prend nos décisions. En ayant toutes nos données ouvertes, tout le monde peut regarder et analyser comment on fait ces décisions-là », élabore l’analyste en chef de la Ville d’Edmonton, Stéphane Contré.

Le directeur général de Nord Ouvert, un organisme sans but lucratif qui encourage l’ouverture des données au Canada, estime qu’il en va du devoir des gouvernements de publier ces statistiques en ligne.

« Ce qu’il faut aussi changer, c’est la mentalité des gens qui gèrent des données, qui disent : "[Ce sont] mes données, [ce sont] les données que moi je gère au sein d’un gouvernement" », fait savoir le directeur général de Nord Ouvert, Jean-Noé Landry.

En fait, les gens sont responsables de ces données, mais n’en sont pas propriétaires. Ce sont les contribuables qui paient pour ces données-là.

Jean-Noé Landry, directeur général de l'organisme sans but lucratif Nord Ouvert

Ce dernier met en garde contre une nouvelle tendance mondiale d’apparence de transparence au sein des gouvernements.

« Il faut faire attention à un concept qu'on appelle l'open washing. Donc, l'open washing, c'est de dire qu'on est ouvert, mais en fait, on sait très bien que l'approche est assez limitée », continue-t-il.

Selon lui, il faut regarder des exemples spécifiques, comme la disponibilité d’informations sur les appels d’offres.

« Il faut regarder comment les données ouvertes ont une valeur ajoutée pour se confronter à la lutte [contre] la corruption ou la collusion. Moi, c'est ça, les enjeux qui m'intéressent le plus », soutient M. Landry.

Et les États-Unis?

Conférencière au Sommet, la directrice générale du Centre pour l’excellence gouvernementale de l’Université Johns-Hopkins, aux États-Unis, étudie une centaine de villes américaines de taille moyenne pour voir comment les municipalités utilisent les statistiques pour diriger leurs politiques de gestion.

« Avec le climat national actuel aux États-Unis, les villes seront une lueur d’espoir en termes de transparence et d’ouverture des données », indique Beth Blauer, qui veut aussi « documenter comment le gouvernement collabore avec le public pour amener de l’initiative ».

Le Sommet se poursuit mercredi, avec la conférence d'une gestionnaire de recherche sur les politiques publiques de Facebook.

Alberta

Internet