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La formule E, un succès selon Jean Todt

Jean Todt

Jean Todt

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jean Todt est heureux de la progression de la formule E, qui en est à sa troisième saison. À un peu moins de deux mois de la première escale montréalaise du circuit de voitures électriques, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) refuse toutefois de discuter des finances de l'événement des 29 et 30 juillet prochain.

Un texte de Michel Chabot

Au terme d’une conférence prononcée dans le cadre du Movin’On, un sommet mondial sur la mobilité durable, à Montréal, M. Todt n’a pas voulu dire si la métropole québécoise serait seule à assumer les coûts des deux dernières années de l’entente, en 2018 et 2019, comme elle a accepté de le faire en 2017. La facture pour les deux courses de cet été s’élève à 24 millions de dollars.

« Ce n’est pas une question à poser au président de la FIA dans la mesure où les aspects financiers sont gérés directement par les détenteurs des droits commerciaux de la formule E. Ce que nous suivons, ce sont les aspects réglementaires et législatifs du championnat. »

Montréal sera l’hôte des deux dernières épreuves de la saison, deux semaines après celles de New York. C’est autour de la Maison de Radio-Canada que se dérouleront les épreuves, sur le boulevard René-Lévesque et sur la rue Viger, notamment.

Une formule E propulsée par l'électricitéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une formule E propulsée par l'électricité

Photo : La Presse canadienne

D’ailleurs, toutes les courses de formule E se déroulent en plein cœur de certaines des plus grandes villes du monde. C’est sur un circuit autour des Invalides, sur du bitume temporaire, qu’a été courue celle de Paris.

« Ça aurait paru impensable d’organiser une course dans le centre de Hong Kong et dans le centre de Paris, affirme l’ancien directeur de l’écurie Ferrari en F1. Il n’y a que la formule E qui a réussi à convaincre les maires et tous les politiques d’accepter de faire une compétition automobile sur un circuit provisoire. »

Avenir incertain

Il est difficile de prévoir ce que l'avenir réserve à la formule E. En faisant la promotion des véhicules électriques, elle s’inscrit certes dans une mouvance populaire. Mais les performances des voitures sont encore bien en deçà de celle de la formule 1. N’empêche, Jean Todt fait preuve d’optimisme.

 C’est un développement absolument remarquable parce que c’est une discipline sportive automobile qui est jeune. On en est à la fin de la troisième saison. C’est sidérant de voir l’intérêt que ça suscite. Il y a déjà un certain nombre de constructeurs qui sont engagés. On a une dizaine de constructeurs qui souhaitent être engagés dans la cinquième saison. 

Une citation de : Jean Todt, président de la FIA

En plus de Renault et d'Audi qui sont déjà dans le championnat, BMW aura sa propre écurie l’an prochain. Jaguar, Land Rover et Penske, pour ne nommer que ceux-là, fabriqueront également leurs propres bolides en 2018. Pendant ce temps, Mercedes, Ferrari, Renault et Honda sont les seuls motoristes en F1.

Une chose semble claire, la F1 ne menace en rien la survie de la formule E. Elle ne deviendra jamais complètement électrique, parole de Jean Todt.

« Non, c’est impossible, déclare le patron de la FIA. La formule 1 est aujourd’hui une voiture qui a une motorisation hybride, qui est un énorme pas en avant. Mais la formule 1, sa vocation, n’est absolument pas d’être une discipline à motorisation électrique. »

Certains prétendent que les performances du moteur électrique surpasseront un jour celles du moteur à combustion. La formule E deviendrait alors plus rapide que la formule 1. Mais la science n’en est pas encore là.

« Pour l’instant, ça sera absolument impossible en matière de performance en compétition automobile, une hybride est une voiture plus performante, soutient Todt. On sait très bien que la voiture électrique est limitée en autonomie et en temps de recharge. Donc, je pense que les choses s’amélioreront au fil des années. J’en veux pour preuve que la formule E, nous allons passer de deux voitures à une voiture pour faire la course. Ça démontre les progrès qui ont été faits.

Ces deux sœurs du sport automobile peuvent-elles coexister? L’ancien pilote québécois Patrick Carpentier, porte-parole de Movin'On, croit qu’il y a de la place pour les deux.

Patrick CarpentierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Patrick Carpentier

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

« C’est deux marchés séparés. Il y a vraiment un futur pour ça, croit-il. On essaie d’aller chercher des familles plus jeunes. Même NASCAR, j’ai entendu dire qu’ils voulaient essayer de baisser le bruit un peu, pour les enfants. Rallye cross ont testé une voiture complètement électrique, donc ça s’en va vraiment vers ça. C’est deux extrêmes. Tu as la voiture électrique qui est plus silencieuse, qui fait un bruit quand même, c’est comme un moteur d’avion un peu. Et tu as la F1, en ce moment, pour moi ils ne font pas assez de bruit (rire). Plus ça va évoluer, moins les gens vont conduire. La course automobile, d’après moi, va devenir vraiment spéciale. »

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