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Des programmes d'aide pour les Autochtones sont en place, selon des organisations gouvernementales

Un homme aux cheveux courts et châtains porte des lunettes rectangulaires beiges et est vêtu d'un complet noir et mauve. Il est assis, les bras  appuyés sur la table devant lui et il parle dans un micro.
Le sous-ministre adjoint à la Direction générale de l’accessibilité à la justice, Yan Paquette Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le Secrétariat aux affaires autochtones et la Direction générale de l'accessibilité à la justice ont tous deux présenté mardi des actions du gouvernement québécois pour favoriser l'accès aux services publics pour les Autochtones et pour les accompagner dans le développement de leur communauté. Le ministère de la Sécurité publique a pour sa part admis que les événements de Val-d'Or avaient ébranlé le lien de confiance entre les institutions publiques, notamment des policiers, et les Autochtones.

La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (CERP) a entendu mardi matin le sous-ministre adjoint à la Direction générale de l’accessibilité à la justice, Yan Paquette.

Des programmes en place

Il a entre autres été question des actions menées par le gouvernement au cours des dernières années auprès des populations autochtones et des défis rencontrés pour les mettre en place. M. Paquette a notamment énuméré les programmes et les intervenants facilitant l'accès à la justice pour les Autochtones et favorisant la compréhension de son système.

Le sous-ministre a également détaillé les services juridiques offerts aux communautés autochtones, comme les Cours itinérantes et le service d'aide et d'accompagnement aux victimes d'actes criminels, ainsi que les groupes accompagnant les Autochtones dans le processus judiciaire, comme le comité consultatif Cri-Québec sur la justice et le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec.

M. Paquette a par ailleurs déclaré que les communautés autochtones étaient impliquées et consultées dans les programmes gouvernementaux. Le témoin précédent, le sous-ministre adjoint au secrétariat aux Affaires autochtones, Patrick Brunelle, a également souligné ce fait.

Dossier : Commission sur les relations avec les Autochtones  

Le Secrétariat aux affaires autochtones

Témoignant un peu plus tôt mardi matin, le sous-ministre adjoint au secrétariat aux Affaires autochtones, Patrick Brunelle, a indiqué que des plans d'action et des programmes d'aide sont mis en place pour aider le développement économique et social des communautés autochtones.

« Ce que nous souhaitons, c'est diminuer les écarts en matière de développement socioéconomique entre les Autochtones et la population en général, a soutenu M. Brunelle. Nous souhaitons nous appuyer sur des ententes gagnant-gagnant pour établir des partenariats avec les Autochtones, assurer aux Autochtones des services qui soient développés et administrés dans une perspective pertinente et sécurisante culturellement. Et nous voulons maintenir une relation harmonieuse et répondre aux aspirations des Autochtones. »

Je ne vous cacherai pas que le défi est de traduire ces objectifs par des mesures concrètes.

Patrick Brunelle, sous-ministre adjoint au secrétariat aux Affaires autochtones
Un homme aux cheveux courts et portant des lunettes noires rectangulaires porte un veston gris, une blouse carottée et une cravate bleue foncée.Le sous-ministre adjoint au Secrétariat aux affaires autochtones, Patrick Brunelle Photo : Radio-Canada

Ces programmes sont par ailleurs en évolution et sont toujours améliorés, a également assuré le sous-ministre adjoint.

M. Brunelle a souligné que l'intervention gouvernementale dans les dossiers autochtones peut être complexe, étant donné que les gouvernements fédéral et provincial sont concernés et que chaque communauté autochtone a ses particularités. Il a souligné qu'il devrait y avoir une meilleure communication entre les ministères, de plus en plus nombreux à être impliqués dans les dossiers autochtones.

La Sécurité publique admet que le lien de confiance est ébranlé

La directrice générale des affaires ministérielles de la Sécurité publique, Katia Petit, a pour sa part admis que son ministère doit améliorer certaines de ses pratiques.

« Nous sommes conscients que la confiance de la population autochtone a été ébranlée à l'égard des mécanismes existants de contrôle et d'encadrement de la fonction policière au Québec, notamment pour le traitement de certaines plaintes à l'égard de policiers. On relève aussi une méconnaissance des recours qui sont déjà disponibles et du fonctionnement du système de façon générale, qui est assez complexe », a déclaré Mme Petit.

Selon elle, il existe cependant des solutions pour regagner cette confiance. Katia Petit croit que cela passe entre autres par le soutien au développement de services policiers autochtones. Elle a d'ailleurs assuré que le ministère était ouvert à une telle perspective, mais que le développement des corps de police devait répondre à deux conditions essentielles. « Premièrement, une participation du gouvernement fédéral à la hauteur de 52 % des coûts afin de respecter sa responsabilité à l'égard des Autochtones, a-t-elle fait valoir. Deuxièmement, un projet de corps de police concret et étoffé, permettant d'assurer la sécurité de leur population. »

 

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones