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Argent d’Ottawa dans les garderies : un système universel réclamé

Scène du quotidien dans une garderie.

Scène du quotidien dans une garderie au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'annonce d'Ottawa qui versera 7,5 milliards de dollars sur 11 ans aux provinces pour les services de garde est bien accueillie, en général, par les acteurs du milieu au Nouveau-Brunswick.

Lise Maillet, de l’association Soins et éducation à la petite enfance Nouveau-Brunswick, croit que cet argent aidera à combler certains déficits dans les services de garde dans la province.

Lise Maillet

Lise Maillet, présidente de l'association Soins et éducation à la petite enfance du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada/Catherine Allard

« [...] Certainement dans les communautés rurales parce que je sais que dans certaines grandes villes, si j’utilise l’exemple de Dieppe, on a des services de garde à tous les coins de rue. [...] Et certainement, pour les parents qui travaillent des heures différentes [...] »

Grâce à son investissement, Ottawa espère créer 40 000 nouvelles places subventionnées en garderies à l’échelle du pays.

Il veut créer « un service de garde abordable et de qualité » partout au pays, avec une attention particulière accordée aux populations vulnérables comme les minorités linguistiques et les nations autochtones.

Une inquiétude

Ce dernier point inquiète quelque peu Jody Dallaire, qui représente l’Association canadienne pour la promotion des services de garde à l’enfance.

Elle craint qu’Ottawa s’éloigne du principe de l’universalité selon lequel « toutes les familles qui ont besoin de services de garde peuvent y avoir accès. »

Jody Dallaire, de l'Association canadienne pour la promotion des services de garde à l'enfance

Jody Dallaire, de l'Association canadienne pour la promotion des services de garde à l'enfance

Photo : CBC

Son association voudrait que le Nouveau-Brunswick s’oriente vers un système universel comme celui que bâtissent des provinces comme le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique.

« Il y a des choses que les provinces peuvent commencer à faire pour jeter les bases d’un système universel. Par exemple, transférer de l’argent à des programmes et exiger que ces programmes plafonnent les frais pour que les [services de garde] soient abordables pour les familles », expose-t-elle.

Elle croit que le Nouveau-Brunswick devrait investir 1 % de son PIB dans les services de garde.

Lise Maillet attend également de savoir comment la province va dépenser la manne d’Ottawa avant de se réjouir tout à fait.

C’est certain que c’est bien, mais des fois on dirait que c’est la même chanson. On aimerait voir quelque chose de concret avec un plan, avec des dates d’échéance, des ressources en place et les personnes avec qui on peut travailler ensemble.

Lise Maillet, Soins et éducation à la petite enfance Nouveau-Brunswick

Le gouvernement Gallant n’a pas encore indiqué comment il a l’intention de dépenser l’argent promis par Ottawa.

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