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Brexit : l'UE se prépare à « toutes les options »

Le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier.

Le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier.

Photo : Getty Images / John Thys

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Union européenne (UE) n'entend pas reporter les négociations sur la sortie du Royaume-Uni, malgré l'incertitude politique qui prévaut dans ce pays, et se prépare « à toutes les options », y compris une absence d'accord, a déclaré Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit pour l'UE.

Les négociations sur le Brexit doivent débuter le 19 juin, mais l'affaiblissement de la première ministre britannique, Theresa May, qui a perdu la majorité absolue à la Chambre des communes après les élections générales du 9 juin, complique la donne.

Le président français, Emmanuel Macron, et Theresa May se rencontrent ce mardi à l'occasion d'un dîner de travail à l'Élysée avant d'assister au match amical de football France-Angleterre.

« Nous sommes prêts, nous pouvons commencer à discuter demain matin, cette semaine, le 19 juin, comme je l'avais proposé. La semaine prochaine, cela fera trois mois que l'article 50 a été activé. Nous devons travailler dans le cadre des délais fixés par les traités », a déclaré Michel Barnier dans un entretien à un groupe de journaux européens, dont Le Monde, diffusé lundi soir.

Le négociateur en chef du Brexit pour l'UE se dit préoccupé par « le fait d'avoir le plus rapidement possible un partenaire pour négocier. »

J'ai besoin d'une délégation britannique et d'un chef de délégation stable, responsable et mandaté.

Le négociateur en chef du Brexit pour l'UE Michel Barnier

Interrogé sur la possibilité d'un report des discussions, le négociateur européen dit ne pas en voir « l'utilité ni l'intérêt ».

La première ministre britannique Theresa May présente son programme électoral « Growing Together ». Elle s'adresse à la foule les bras grands ouverts.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La première ministre britannique Theresa May présente son programme électoral « Growing Together ».

Photo : Reuters / Dan Kitwood

« Soft ou Hard » Brexit?

« Tout délai supplémentaire est source d'instabilité, dont l'économie et l'emploi n'ont pas besoin », a expliqué Michel Barnier.

Pour les Vingt-Sept, a-t-il précisé, « l'objectif est d'obtenir un accord sur le Brexit en octobre ou novembre 2018 ».

« Nous devons aboutir à un accord politique sur le cadre de la future relation à laquelle je souhaite pouvoir travailler dès le début 2018 », a-t-il expliqué.

Selon le quotidien britannique The Telegraph, des ministres du gouvernement conservateur de Theresa May et des responsables du Parti travailliste ont évoqué le scénario d'un Brexit « doux », rejeté par le premier ministre britannique.

« Je ne sais pas ce que cela veut dire, un " soft " ou un " hard " Brexit », a répliqué Michel Barnier.

Nous le mettrons en oeuvre sans agressivité, sans esprit de revanche ou de punition, mais sans naïveté.

Le négociateur en chef du Brexit pour l'UE Michel Barnier

« Quelle sera la future relation avec Londres? Nous nous préparons à toutes les options, y compris celle du " no deal " qu'évoquent régulièrement les dirigeants britanniques », a poursuivi le négociateur européen.

« Cette opération serait particulièrement grave pour le Royaume-Uni, ce serait retomber dans le cadre commun de l'Organisation mondiale du commerce », a-t-il jugé.

Guy Verhofstadt, coordonnateur des travaux du Parlement européen sur le Brexit, a souhaité mardi « plus de clarté dans les prochains jours » de la part de Londres.

« Cette incertitude ne peut plus durer. La position du Royaume-Uni dans l’Union européenne est en discussion depuis trois ans. Cela a paralysé l’Union européenne, on n’a pas pu se moderniser, opérer les réformes nécessaires [...]. Il faut que ça cesse maintenant », a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Strasbourg.

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