•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le triathlon de Montréal, unique au Canada

Sarah-Anne Brault

Sarah-Anne Brault

Photo : Getty Images / Hannah Peters

Radio-Canada

Dans le petit monde du triathlon de haut niveau, les circuits urbains ont la cote. Montréal se pose maintenant en destination incontournable avec son parcours pittoresque dans le Vieux-Port, à en croire la triathlonienne Sarah-Anne Brault.

.

Photo : Getty Images / Jeff J Mitchell

« En Europe, ils sont très, très bons pour faire des parcours urbains. Hambourg, c’est la course où il y a le plus de spectateurs. Stockholm, c’est devant le palais royal avec des pavés partout. Et Leeds, ils font une partie à l’extérieur de la ville et une partie en ville. Et, chaque fois, c’est un succès », dit la jeune femme de 27 ans, de passage à Montréal lundi.

Septième arrêt d’un circuit qui en compte neuf, la course au championnat mondial entrera dans sa dernière ligne droite et devrait donc favoriser la présence des vedettes du sport.

Mentionnons pour les connaisseurs que les têtes d’affiche Gwen Jorgensen, championne olympique, et la Britannique Helen Jenkins seront absentes, étant toutes deux enceintes.

Montréal devrait compter sur le reste du gratin international, autant chez les hommes que chez les femmes.

Sans financement, la retraite

Rares sont les triathloniens qui roulent sur l’or. À quelques mois des JO en 2016, les athlètes canadiens, dont Brault, avaient fait les frais des coupes budgétaires à Triathlon Canada (Nouvelle fenêtre).

Après sa 42e place au Brésil et quelques prestations en deçà de ses attentes en fin de saison, Brault croyait bien se faire couper les vivres par la fédération canadienne et perdre son brevet de Sport Canada. Elle a préféré devancer l’appel et esquiver le coup en annonçant sa retraite en mars.

Sarah-Anne Brault a transmis sa passion aux élèves de l'école primaire de l'Étoile à Lévis, lundi après-midi.

Sarah-Anne Brault a transmis sa passion aux élèves de l'école primaire de l'Étoile à Lévis, lundi après-midi.

Photo : Radio-Canada

La Québécoise de Lévis a atteint le paroxysme de sa carrière avec une participation aux Jeux olympiques. Elle compte aussi deux podiums en Coupe du monde et cinq places parmi les 15 premières en Séries mondiales ITU.

« Je n’étais pas tannée de l’entraînement. J’ai trouvé ça quand même assez difficile les dernières années, être partie pendant neuf mois. J’ai eu de vraiment bons résultats, mais je n’étais pas constamment dans les meilleures au monde et ça, je trouvais ça difficile », explique l’ancienne triathlonienne.

« Je ne dis pas que je n’étais pas capable, mais où j’étais quand j’ai pris ma retraite, ce n’était pas un endroit facile. Des fois, c’était dur d’avoir le support nécessaire pour performer au même niveau que les meilleurs au monde. J’aurais pu continuer, mais je veux faire autre chose dans ma vie. Et quatre ans, c’est un petit peu long », lance Brault, en référence au cycle olympique qui l’aurait guidée vers les Jeux de Tokyo en 2020.

Après avoir passé du temps avec sa famille durant les derniers mois, Brault s’apprête à déménager à Montréal afin d'y poursuivre des études en finance à l’Université McGill.

« J’ai pu m’impliquer dans les projets plus locaux, ajoute-t-elle. On a un petit projet avec Triathlon Québec et l’Université Laval où on va dans les écoles avec une flotte de vélos. Je m’implique dans des événements comme le triathlon de Québec et le triathlon de Montréal, et ça, je trouve ça vraiment spécial. »

Triathlon

Sports