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Levée de boucliers des manufacturiers du Kamouraska face à la concurrence chinoise

L'usine de Bombardier à La Pocatière

Wagon en construction

Photo : La Presse canadienne / JACQUES BOISSINOT

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs représentants du secteur manufacturier lié au transport de matériel roulant et des élus du Kamouraska se sont rassemblés lundi matin pour montrer la nécessité que Québec et Ottawa exigent du contenu local dans les appels d'offres canadiens, pour pouvoir faire face à la concurrence internationale.

Le texte de Laurence Gallant

Le pdg de Graphie 222 de La Pocatière, Bruno Morin, estime que son entreprise est directement touchée par la perte de contrats au profit de la Chine, à l'instar des 850 emplois qui sont reliés à l'industrie manufacturière en transport de matériel roulant dans le Kamouraska.

« Je me pose la question : En quoi les trains [conçus] en Europe et fabriqués en Chine peuvent-ils relancer l'économie canadienne? »

— Une citation de  Bruno Morin, pdg de Graphie 222

Les représentants du secteur manufacturier ont voulu rappeler que la semaine dernière, le premier ministre Couillard a affirmé que la clause d'une exigence de contenu local et canadien ne figure pas dans le contrat du Réseau électrique métropolitain de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Des représentants manufacturiers et des élus du Kamouraska rassemblés lundi pour dénoncer la situationAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des représentants manufacturiers et des élus du Kamouraska rassemblés lundi pour dénoncer la situation

Photo : MRC du Kamouraska

Bruno Morin croit que l'expertise locale a tout à perdre face aux décisions prises par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui gère le projet du Réseau électrique métropolitain.

Les députés Bernard Généreux et Norbert Morin, le préfet de la MRC Yvon Soucy et le maire de la Pocatière Sylvain Hudon, étaient présents en appui à cet appel qui se doit selon eux d'être écouté, pour la survie des entreprises et de l'expertise locales.

Pour sa part, Sylvain Hudon estime que la Caisse de dépôt doit davantage baser ses décisions sur les éventuelles retombées économiques régionales, plutôt que sur l’unique rendement d’un projet.

« Il y a des choses qu'il faut changer. On ne peut plus permettre de ne pas avoir de contenu canadien au Québec et au Canada parce qu'on a besoin de ça pour faire face à la compétition internationale. »

— Une citation de  Sylvain Hudon, maire de La Pocatière

L’absence de contenu local exigé dans le contrat du REM s’ajoute à l’annonce de l’octroi à une compagnie chinoise d’un contrat de 103 millions de dollars de l’AMT, d’abord promis à l’entreprise Bombardier.

Image du projet de Réseau électrique métropolitain (REM)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Image du projet de Réseau électrique métropolitain (REM)

Photo : Caisse de dépôt et placement du Québec

 

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