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Royaume-Uni : sans majorité absolue, May formera un nouveau gouvernement

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May

Photo : Reuters / Toby Melville

Radio-Canada
Mis à jour le 

La première ministre du Royaume-Uni entend travailler avec le Parti démocrate unioniste d'Irlande du Nord (DUP) afin de former un nouveau gouvernement. Theresa May, qui avait déclenché des élections anticipées afin de se donner un mandat plus fort pour négocier le Brexit, a perdu son pari et sa majorité absolue au Parlement britannique.

Mme May s'est rendue à Buckingham Palace ce matin pour demander à la reine Élisabeth II l'autorisation de former le prochain gouvernement.

« Je viens juste d'aller voir Sa Majesté la reine et je vais maintenant former un gouvernement, un gouvernement qui puisse rassurer et faire avancer le Royaume-Uni en ce moment critique », a-t-elle déclaré devant ses bureaux au 10, Downing Street, à Londres. Mme May a précisé que le pays avait besoin de certitude.

« Ce gouvernement guidera notre pays dans les discussions cruciales sur le Brexit qui commenceront dans dix jours et répondra au souhait des Britanniques en menant à bien la sortie de l'Union européenne », a-t-elle poursuivi.

« Il travaillera pour protéger notre pays et faire en sorte de mettre en œuvre les changements que j'ai proposés à la suite des attentats effroyables de Manchester et Londres », a-t-elle conclu.

La première ministre May a obtenu 318 sièges, alors que la majorité absolue se situe à 326, sur un total de 650 sièges. Elle a perdu une douzaine de sièges.

Le Parti démocrate unioniste d'Irlande du Nord (DUP) a, quant à lui, obtenu 10 sièges.

Le Parti travailliste a de son côté remporté 261 sièges, un résultat inespéré il y a encore quelques semaines. Il s'agit d'un gain d'une trentaine de sièges.

Le taux de participation a été de 68,7 %, le plus élevé pour des élections législatives depuis 1997.

 

« Notre position est très claire, nous voulons un Brexit qui mette l'emploi en premier, a déclaré le chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn. « De ce fait, la chose la plus importante est un accord commercial avec l'Europe », a-t-il ajouté.

« Nous ne savons pas quand les discussions sur le Brexit commenceront, a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk. « Nous savons quand elles doivent s'achever. Faites le maximum pour éviter un « no deal » (une absence d'accord). »

De son côté, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker « espère » que l’UE ne souffrira pas d’« un retard supplémentaire » dans les discussions sur le Brexit en raison des résultats des élections législatives britanniques.

« J'espère que nous ne serons pas confrontés à un retard supplémentaire dans la conclusion de ces négociations », a-t-il déclaré vendredi à Prague.

« J'espère vivement que le Royaume-Uni restera prêt à ouvrir les négociations » et que « le résultat des élections n'aura pas d'impact majeur sur ces négociations que nous attendons désespérément », a-t-il dit en marge d'une conférence ministérielle européenne sur l'avenir de la sécurité et de la défense de l'UE.

En ce qui concerne la Commission, nous pouvons ouvrir les négociations demain matin à 9 h 30. [Mais] avant de se poser la question de prolonger les négociations avec nos amis Britanniques, il faudrait qu'elles commencent. Je voudrais qu'elles commencent.

Jean-Claude Juncker

Londres doit quitter l'UE à la fin de mars 2019, soit deux ans après le lancement officiel de la procédure de sortie du marché commun, le 29 mars de cette année.

Le chef du parti europhobe Ukip, Paul Nuttall, a annoncé vendredi sa démission, tirant les conclusions des législatives Britanniques lors desquelles son parti a perdu son unique siège. « Une nouvelle ère doit commencer avec un nouveau leader », a déclaré lors d'une conférence de presse celui qui n'a jamais su faire oublier Nigel Farage et ancien leader de l'Ukip.

La livre sterling s’incline, mais pas de panique sur les marchés boursiers
L’arrivée d’un gouvernement conservateur minoritaire n’a pas provoqué de levée de boucliers sur les marchés boursiers, qui ont progressé somme toute normalement vendredi matin. La valeur de la livre sterling toutefois a poursuivi sa chute amorcée jeudi, à la suite de l'annonce des projections de vote à la fermeture des bureaux de scrutin. Vendredi matin, la devise britannique valait 1,27 $ US contre 1,30 $ US la veille.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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