•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Banc de Sainte-Anne sera la plus grande zone de protection marine en Nouvelle-Écosse

Tortue Luth
Selon Pêches et Océans, le banc de Sainte-Anne fait notamment partie d’une aire d’alimentation estivale importante pour la tortue luth, une espèce en voie de disparition. Photo: iStock
Radio-Canada avec CBC

Le gouvernement du Canada vient de désigner le banc de Sainte-Anne, à l'est du Cap-Breton, comme toute nouvelle zone de protection marine. Cette mesure permettra de protéger son écosystème, ses habitats et certaines espèces menacées, dont la tortue luth.

À l'occasion de la Journée mondiale des Océans, le Canada a annoncé lors d'une conférence de l'Organisation des Nations Unies (ONU) la protection d'une nouvelle zone marine, en Nouvelle-Écosse. Celle-ci couvre une superficie de 4 364 km2, soit les trois quarts de l'Île-du-Prince-Édouard.

La zone 1 de l'aire protégée, qui comprend 75 % de l'aire totale, sera hors limites pour la pêche commerciale. La pêche autochtone et les activités liées à la recherche scientifique y seront toutefois permises.

La Zone protégée marine du Banc de Sainte-Anne, au large du Cap-Breton.La Zone protégée marine du Banc de Sainte-Anne, en vert. Dans les trois quarts (Zone 1), les activités humaines commerciales y sont interdites. Photo : Pêches et Océans Canada

Au Sommet mondial de l'océan de l'an dernier, le Canada s'est engagé à protéger au moins 10 % de son patrimoine océanique d'ici 2020 et jusqu'à 5 % dès cette année.

Des pertes potentielles de 160 000 $ en pêches

Pêches et Océans a fait l'analyse coût-bénéfice d'une telle mesure de protection, pour trouver 160 000 $ en pertes de revenus de pêche.

« C'est moins d'un pour cent de l'activité totale à l'est du Cap-Breton », dit Cory Large, économiste à Pêches et Océans.

La moitié des pertes proviendrait de la pêche au flétan, et un quart de l'industrie du crabe des neiges. Selon l'économiste, le 40 000 $ restant est tiré des prises du sébaste, de la crevette, du crabe nordique et de la palourde.

La zone de pêche 19 est située dans le golfe du Saint-Laurent, le long de la côte nord-ouest du Cap-Breton. Elle s'étend de la baie Saint-Laurent à Margaree.La zone de pêche 19 est située dans le golfe du Saint-Laurent, le long de la côte nord-ouest du Cap-Breton. Elle s'étend de la baie Saint-Laurent à Margaree. Photo : Radio-Canada

Des pêcheurs inquiets

Ces nouvelles zones de conservation peuvent toutefois créer un climat d'inquiétude dans des communautés dépendantes de la pêche qui sont nombreuses au Cap-Breton.

Pêches et Océans a consulté l'industrie de la pêche, mais de nombreux travailleurs de cette région ont l'impression que le ministère ne les a pas écoutés.

Le président de la Coalition des pêcheurs de la Nouvelle-Écosse, Léonard Leblanc, veut éviter que la zone 19, au large de Chéticamp, soit incluse elle aussi dans une aire de protection marine.

« L'expérience de cette région, le fait qu'il y a de l'exclusion, nous concerne vraiment, dit le président. Je crois qu'il y a des outils mis en place qui pourraient être un problème pour nous, dans la zone 19. On en a appris beaucoup de leur expérience, qu'on veut peut-être éviter dans notre région. »

Avec des informations de Marc Babin et Elizabeth McMillan

Nouvelle-Écosse

Environnement