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Pénurie d'enseignants suppléants dans les écoles du N.-B.

Des élèves en classe

Des élèves en classe

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les écoles du Nouveau-Brunswick se heurtent à un défi de taille : un manque d'enseignants dans les salles de classe. Et selon plusieurs intervenants, la situation risque d'être difficile à régler.

Un texte de Pierre-Alexandre Bolduc

Certaines écoles du Nouveau-Brunswick ont du mal à trouver des suppléants, et les enseignants ressentent plus de pression.

« Très souvent, les enseignants rentrent malades, parce que c'est plus facile de retourner à l'école en étant malade que de savoir qu'il n'y aura peut-être pas de suppléants pour [les] remplacer pendant la journée », lance le président de l'Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Marc Arseneau.

En fait, trouver des enseignants suppléants est un défi tant du côté des écoles francophones qu'anglophones, selon Marc Arseneau.

Des quotas pour les suppléants

Selon la directrice générale du District scolaire francophone Sud du Nouveau-Brunswick, Monique Boudreau, une partie du problème réside dans le fait que les districts scolaires ont des limites à respecter par rapport au nombre de jours de suppléance pendant l'année scolaire.

Une fois le quota atteint par les enseignants suppléants, ceux-ci ne peuvent plus travailler. Ce quota est établi à 80 jours pour les enseignants retraités.

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La directrice générale du district scolaire francophone Sud du Nouveau-Brunswick, Monique Boudreau.

Photo : Radio-Canada

De son côté, le ministre de l'Éducation, Brian Kenny, dit discuter actuellement avec les enseignants et les directeurs d'école pour améliorer la situation le plus tôt possible.

« Pour nous autres, avec les investissements offerts dans les écoles et aussi dans le système d'éducation, ça va améliorer notre système d'éducation », affirme le ministre Kenny.

Des facultés d'éducation qui se vident

L'autre problème du manque de suppléants dans les salles de classe, c'est le mythe qu'il est impossible de décrocher un emploi en enseignement.

La doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Moncton, Marianne Cormier, explique que les gens ont longtemps cru qu'il n'y avait pas de possibilités d'emploi dans le domaine de l'éducation et que c'est pourquoi les jeunes se tournent vers d'autres choix de carrière.

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La doyenne de la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Moncton, Marianne Cormier.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Il y a six ans, 150 diplômés sortaient de la Faculté de l'éducation de l'Université de Moncton.

Cette année, 50 étudiants seulement ont reçu leur diplôme. C'est trois fois moins.

« L'année prochaine, nous avons 38 finissants et en 2019, nous sommes aux alentours de 36. Ça fait que je pense que le problème va s'amplifier avant de s'améliorer. »

— Une citation de  La doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Moncton, Marianne Cormier

Marianne Cormier affirme que si plusieurs districts scolaires de partout au pays tentent de recruter les finissants de l'Université de Moncton en éducation, la plupart des étudiants souhaitent rester au Nouveau-Brunswick et obtiennent un emploi rapidement.

« La donne est en train de se renverser, explique-t-elle. On a des postes en éducation au Nouveau-Brunswick. J'ai l'impression que tous nos finissants se sont trouvé des postes pour l'an prochain déjà. »

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