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Un doctorat honorifique pour Raif Badawi

La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, entourée du recteur de l'Université de Sherbrooke Pierre Cossette et du doyen de la faculté de droit Sébastien Lebel-Grenier.
La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, entourée du recteur de l'Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, et du doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'Université de Sherbrooke a remis un doctorat honorifique à Raif Badawi pour souligner son apport exceptionnel à la défense de la liberté d'expression.

Sa femme, Ensaf Haidar, a reçu le titre honorifique en son nom lors d'une cérémonie jeudi après-midi. Elle a accepté le doctorat des mains du recteur Pierre Cossette. « C'est un grand honneur de recevoir le doctorat honorifique au nom de mon époux », a-t-elle ajouté devant la salle, émue.

Elle a pu parler à son mari avant la cérémonie et a lu un bref message de Raif Badawi : « Merci de ne pas m'avoir oublié ».

« L'Université de Sherbrooke veut rendre hommage à un homme de coeur qui paie très chèrement ses valeurs. Les valeurs qu'il défend sont celles de l'institution universitaire », a expliqué le nouveau recteur, Pierre Cossette. « Par sa démarche, il envoie un message d'espoir qui rejoint nos propres convictions », a-t-il rajouté..

Une pancarte avec la photo de Raif Badawi et la mention « Je suis Raif ». Une manifestation en appui à Raif Badawi Photo : Sébastien Vachon

Le doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, a lui aussi prononcé quelques mots. « De par le combat qu'il mène et les valeurs qu'il est venu bien malgré lui à représenter, il nous rappelle le caractère essentiel de la défense de la liberté d'expression, de même que la fragilité des droits que nous [tenons] pour acquis. » Il a aussi souligné le courage et la détermination d'Ensaf Haidar.

Le professeur Hervé Cassan de la Faculté de droit a lu l'éloge de M. Badawi. « Notre université veut honorer, ici et de la manière la plus officielle, un homme qui vit présentement seul, isolé, condamné, emprisonné, menacé des pires tortures », a -t-il indiqué au début de l'éloge.

Hervé Cassan, professeur à la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke Hervé Cassan, professeur à la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke Photo : Radio-Canada

Raif Badawi a été condamné en Arabie saoudite à 10 ans de prison, à 1000 coups de fouet et à une amende de près de 300 000 $ US pour avoir lancé un blogue qui défend des valeurs comme la liberté d'expression. Il est toujours dans une prison saoudienne. Son épouse et ses trois enfants résident à Sherbrooke depuis quelques années.

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