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Un portail numérique à la rescousse du journal La Voix acadienne ?

Une pile de journaux

Une pile de journaux

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le conseil d'administration du journal La Voix acadienne songe à mettre sur pied une agence de communication afin d'engranger les revenus nécessaires pour assurer la survie du seul hebdomadaire francophone de l'Île-du-Prince-Édouard.

Un texte de François Pierre DufaultTwitterCourriel 

La Voix acadienne n'est pas en bonne santé financière. Les revenus publicitaires fondent et le journal enfile les déficits depuis quelques années. L'an dernier, le manque à gagner s'élevait à 17 000 $. Si bien que les réserves de la publication sont presque épuisées.

« On s'aperçoit que le journal rapporte de moins en moins d'argent et fait des déficits d'une année à l'autre », observe d'emblée Robert Bullen, le président du conseil d'administration de l'hebdomadaire francophone.

Pour renflouer les coffres du journal et continuer à offrir une édition papier à court et moyen termes, le conseil d'administration de La Voix acadienne lorgne « un nouveau concept de services partagés en communication ».

Une agence de communication verrait le jour en marge du journal. Cette agence pourrait offrir aux organismes francophones de la province, des services de rédaction, de traduction et de placement publicitaire, notamment.

Portail numérique

Les contenus produits par La Voix acadienne et par l'agence de communication seraient alors intégrés à un portail d'information sur Internet. Ce portail pourrait même prendre des allures d'un petit réseau social, avec des profils d'organismes communautaires. Il pourrait être assorti d'une application pour téléphones intelligents.

Selon l'expert-conseil Pierre Laplante de la firme NuFocus, qui a imaginé ce concept de portail d'information, le projet pourrait répondre aux besoins de plusieurs organismes communautaires francophones qui n'ont, par exemple, pas les moyens d'embaucher des ressources en communication ou de maintenir un site web à jour.

Les revenus proviendraient à la fois des services de communication et de la publicité sur le portail numérique. Mais aucun chiffre n'a été mis de l'avant lors de l'assemblée générale annuelle du journal à Summerside, mercredi soir.

« Nouvelle gouvernance communautaire »

Le conseil d'administration de La Voix acadienne estime à environ 400 000 $ la mise sur pied du projet. C'est plus que le budget du journal pour toute une année. Un peu plus de la moitié de cette somme servirait à créer un portail numérique. Le reste servirait à embaucher du personnel, notamment des rédacteurs web.

Le projet aura besoin d'un appui financier de Patrimoine canadien, reconnaît Robert Bullen. Mais il se dit confiant qu'Ottawa y sera « réceptif » parce qu'il s'agit de « créer une nouvelle gouvernance communautaire » dans le but d'offrir des services de communication à toute la province. « Je crois que nous aurons un certain succès », affirme-t-il.

La Voix acadienne conserverait son indépendance, insiste l'administration du journal.

« Il y aura une seule et même gouvernance pour l'ensemble des services de communication. Mais il est essentiel pour nous de respecter l'intégrité du journal. C'est important qu'il y ait une ligne [entre le journal et l'agence de communication] même si [les deux entités] se retrouvent sous une même gouvernance », précise Robert Bullen.

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