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Législatives au Royaume-Uni : une demi-victoire de Theresa May

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May

Photo : Reuters / Toby Melville

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'issue des élections législatives au Royaume-Uni, le Parti conservateur de Theresa May est la formation qui a fait élire le plus de députés, mais elle perd sa majorité à la Chambre des communes.

À la suite des résultats compilés pour 649 des 650 sièges, le Parti conservateur en a remporté 318 , alors que 326 sont nécessaires pour disposer d'une majorité absolue.

Les conservateurs comptaient 330 députés lors du déclenchement des élections.

Le Parti travailliste a remporté 261 sièges, un score inespéré il y a encore quelques semaines. Il s'agit d'un gain de 29 sièges.

 

Commentant les résultats électoraux, le chef des travaillistes Jeremy Corbyn estime que Theresa May devait démissionner. Il a ajouté que l'opposition travailliste était prête à constituer un gouvernement minoritaire. Selon M. Corbyn, les négociations sur le Brexit doivent s'enclencher comme prévu.

La première ministre avait déclenché des élections anticipées dans l'espoir de renforcer sa majorité en prévision de la négociation de la sortie de son pays de l’Union européenne (UE).

La sécurité intérieure, au coeur des débats

Le Brexit et la sécurité intérieure, dans ce pays ébranlé par trois attentats revendiqués par le groupe armé État islamique (EI) qui ont fait 35 morts en moins de trois mois, ont été au cœur des préoccupations des électeurs qui ont voté jeudi. Le taux de participation a été de 68,7 %, le plus élevé pour des élections législatives en 20 ans.

« J'ai fait mon choix sur ces deux questions : avoir un bon accord sur le Brexit, et la sécurité », a déclaré à l'AFP Angus Ditmas, 25 ans, dans un bureau de vote d'un quartier du nord de Londres.

À lire aussi : Brexit : l'année du divorce

Au même endroit, Simon Bolton, 41 ans, a voté dans le but d’obtenir un « dirigeant fort, quelqu'un avec de l'assurance, qui pourra obtenir le meilleur accord possible pour le Brexit ».

Bien que les conservateurs soient jugés « plus solides » sur les questions de sécurité, leur incapacité à prévenir les attentats des derniers mois et les suppressions de 20 000 postes au sein des forces de l’ordre depuis 2010 leur ont nui.

L'avance considérable que détenait le Parti conservateur face au Parti travailliste de Jeremy Corbyn a fondu au fil de la campagne.

Un policier mène la garde devant un bureau de vote à Tower Hamlets à Londres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un policier mène la garde devant un bureau de vote à Tower Hamlets à Londres.

Photo : Reuters / Hannah McKay

Theresa May, qui a voté dans le village de Sonning [ouest de Londres], souhaitait porter sa courte majorité de 17 sièges à une cinquantaine de sièges au Parlement, pour se mettre à l'abri de toute rébellion dans son camp.

« Donnez-moi un mandat clair pour négocier le meilleur accord possible pour le Royaume-Uni. »

— Une citation de  Theresa May

Jeremy Corbyn s'est réjoui des résultats sur Twitter. « Peu importe le résultat final, notre campagne positive avait changé la politique pour le mieux », a-t-il écrit.

Partisan de l'aile gauche du Labour, M. Corbyn souhaite adopter un ton plus conciliant face à Bruxelles afin de conserver un accès au marché unique européen.

Ironiquement, le Brexit a presque été absent des débats. Seuls les centristes du parti libéral-démocrate et les nationalistes écossais du SNP ont placé la question européenne au cœur de leur campagne.

Avec les informations de Agence France-Presse

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