•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La maladie de Lyme pourrait se répandre à tout l’Atlantique d’ici 50 ans

Une tique femelle (Ixodes pacificus Cooley & Kohls), vecteur potentiel de la maladie de Lyme
Une tique femelle (Ixodes pacificus Cooley & Kohls), vecteur potentiel de la maladie de Lyme Photo: La Presse canadienne / CP/ho-E. H. Strickland Entomological Museum - University of Alberta
CBC

Une étude de l'Université Saint-François Xavier d'Antigonish, en Nouvelle-Écosse, prédit que les tiques qui transmettent la maladie de Lyme se propageront à l'ensemble de la Nouvelle-Écosse d'ici 2040 et même à l'île de Terre-Neuve, plus au nord, d'ici 2070.

Un groupe d’étudiants dirigés par le chercheur Hugo Beltrami est arrivé à cette conclusion à partir de données sur les changements climatiques.

Il prévoit que le climat se réchauffera suffisamment dans tout l’est du Canada pour que les tiques puissent y proliférer.

Ils sont partis de données ontariennes sur la population de tiques et du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat pour faire leurs projections.

Les projections sur les changements climatiques sont un bon point de départ pour prédire la propagation des tiques, selon les chercheurs, parce que l’insecte est très sensible aux températures. Plus il fait chaud, plus il se sentira à l’aise.

Des projections de la propagation de la maladie de Lyme de 2000 à 2070Des projections de la propagation de la maladie de Lyme de 2000 à 2070 Photo : Le chercheur Hugo Beltrami, Université Saint Francis Xavier

Des efforts de sensibilisation

Le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse a déjà mis en ligne une carte qui indique le risque de contracter la maladie selon le comté où l’on vit. Le risque est élevé dans six comtés de la province, principalement le long de la côte sud. Il est modéré dans une série d’autres comtés de la péninsule néo-écossaise et faible au Cap-Breton.

Selon Elaine Holmes, directrice de la prévention des maladies transmissibles, les tiques à pattes noires, qui peuvent transmettre la maladie de Lyme, « font partie de l’écologie » en Nouvelle-Écosse. La province a l’habitat qui convient aux tiques et beaucoup de chevreuils, auxquels les tiques aiment s’accrocher.

Les tiques à pattes noires sont actives dès que la neige fond et elles peuvent transmettre la maladie de Lyme.Les tiques à pattes noires sont actives dès que la neige fond et elles peuvent transmettre la maladie de Lyme. Photo : Radio-Canada

Le ministère rappelle constamment les mesures de prévention que les gens doivent adopter lorsqu’ils sont à l’extérieur l’été, soit de veiller à ne pas avoir de peau à découvert dans la mesure du possible et de s’asperger d’un insectifuge. Il est également important, en rentrant, d’inspecter sa peau pour y déceler la présence éventuelle de tiques.

Selon Hugo Beltrami, il faut aussi éduquer les médecins davantage. « Les autorités de la santé publique doivent sensibiliser les médecins au fait que la maladie [de Lyme] doit être traitée tôt pour éviter les conséquences [à plus long terme].

Nouveau-Brunswick

Santé publique