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La pauvreté infantile comme source de problèmes de santé

Un enfant triste dans l'entrée d'une maison.
Trois provinces de l'Atlantique sont parmi les plus touchées en matière de pauvreté infantile. Photo: iStock
Radio-Canada

Sur plus d'un million d'enfants pauvres au pays, trois provinces de l'Atlantique sont parmi ceux qui en ont la plus grande proportion. La Conférence annuelle de l'Association canadienne de santé publique, à Halifax, a notamment fait le lien entre la santé et la pauvreté au Canada.

Une personne sur sept vit dans la pauvreté au pays, soit plus d'un million, selon l'organisme Canada sans pauvreté.

Le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador ont d'ailleurs l'une des plus grandes proportions d'enfants pauvres au Canada.

Selon Louise Potvin, directrice de l'Institut de recherche en santé publique de l'Université de Montréal, un enfant né dans la pauvreté court un plus grand risque de souffrir de problèmes de santé. « Un bébé qui naît dans une famille pauvre naît en partant avec un déficit. Il a plus de risques d'être de petit poids à la naissance ».

 Louise Potvin, directrice de l'Institut de recherche en santé publique de l'Université de Montréal. Louise Potvin, directrice de l'Institut de recherche en santé publique de l'Université de Montréal. Photo : Radio-Canada / Audrey Roy

Un bébé dont le poids se situe sous la normale a plus de risques d'avoir des retards de croissance, ce qui peut avoir des conséquences durant toute sa vie.

« Arrivant à l'école moins bien préparé, il a plus de risques de décrocher », poursuit Louise Potvin.

Le rôle de la sensibilisation et de l'écoute

C'est pourquoi on tente de mieux sensibiliser les mères à faible revenu, comme les adolescentes, les immigrantes et les autochtones.

« On voit les conséquences pour les bébés, particulièrement dans les populations de premières nations ou Inuits, où les taux de mortalité néo-natale et post néo-natale sont à peu près quatre fois le taux canadien », explique Anna Dion, étudiante en médecine présente à la conférence.

Les personnes plus pauvres mangeraient moins bien, en raison du prix et de l'accessibilité des aliments frais, mais aussi en raison de leur éducation, selon Louise Potvin. « Si vous n'avez pas accès à une éducation de qualité, vous ne pouvez pas naviguer dans un environnement complexe qui vous offre plein de possibilités », dit-elle.

Anna Dion, étudiante en médecineAnna Dion, étudiante en médecine, était présente à la conférence de l'Association canadienne de santé publique. Photo : Radio-Canada / Audrey Roy

Un problème complexe qui nécessite de nombreuses solutions, dont plus d'investissement et plus d'écoute.

« C'est essentiel d'écouter le fardeau de ces inéquités. Eux, ils ont l'expérience, la connaissance et la sagesse de comment ils ont vécus, ayant navigué le système de santé et les services sociaux », dit Anna Dion.

Le tout dans l'espoir de diminuer les inégalités.

D'après un reportage d'Audrey Roy

Nouveau-Brunswick

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