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Après 25 ans d’attente, un premier CPE ouvre à Kanesatake

C'était jour d'inauguration du CPE Tsi Rontswa’ta:khwa de Kanesatake. Le nom veut dire: Là où les enfants jouent.

C'était jour d'inauguration du CPE Tsi Rontswa’ta:khwa de Kanesatake. Le nom veut dire : Là où les enfants jouent.

Photo : Anne-Marie Yvon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans quelques semaines, le Centre de la petite enfance Tsi Rontswa'ta:khwa accueillera ses premiers usagers dans la communauté de Kanesatake, au Québec. Quarante enfants, âgés de quelques mois à cinq ans, investiront les lieux, inaugurés le 7 juin.

Un texte d'Anne-Marie Yvon, d'Espaces autochtones

Âgé d’à peine quatre mois, Angel était tout sourire lors de la cérémonie d’ouverture du Centre de la petite enfance (CPE), un établissement espéré depuis 25 ans.

Mais le petit homme n’y reviendra pas avant quelques mois, sa mère préférant le garder auprès d'elle, à la maison. Par contre, sa sœur de quatre ans, Leland, pourrait faire partie de la première cohorte à profiter de cette installation subventionnée, construite à côté de l’école primaire.

Le petit Angel, 4 mois, sa soeur Leland, 4 ans, et leur mère Cheryl, lors de la cérémonie d'ouverture du CPE Tsi Rontswa'ta:khwa à Kanesatake.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le petit Angel, 4 mois, sa soeur Leland, 4 ans, et leur mère Cheryl, lors de la cérémonie d'ouverture du CPE Tsi Rontswa'ta:khwa à Kanesatake.

Photo : Anne-Marie Yvon

Tsi Rontswa’ta:khwa = Là où les enfants jouent

Une longue route vers le CPE

Il y a bien une garderie privée dans la communauté, mais elle ne suffit pas à la demande.

Depuis le début des démarches pour obtenir le CPE, en 1992, les divers conseils de bande se sont succédé, sans grande avancée.

En l’an 2000, 40 places ont été accordées par le ministère de la Famille du Québec. En 2014, la chef Patricia Meilleur a pris le dossier en main et les choses ont commencé à bouger.

En 2016, la première pelletée de terre a donné espoir aux familles en attente d’une place pour leur enfant.

Ramener la langue et la culture

Pour le grand chef Serge Simon, cet édifice représente un bon début, l’espoir et la persévérance.

It’s a good day

Une citation de : Serge Simon, grand chef de Kanesatake
La chef Patricia Meilleur coupant le ruban d'inauguration du premier CPE à Kanesatake  le 7 juin 2017Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La chef Patricia Meilleur coupant le ruban d'inauguration du premier CPE à Kanesatake le 7 juin 2017

Photo : Anne-Marie Yvon

Un espoir qui passe par la réappropriation de la culture et de la langue mohawk, actuellement parlée par à peine 10 % de la communauté.

Les éducatrices engagées au CPE ont suivi des cours de mohawk, ce qui leur permettra d’enseigner quelques mots de vocabulaire aux tout petits, précise Melissa Simon, la directrice du CPE.

Cette dernière a pour objectif d’offrir à plus ou moins long terme une classe d’immersion en mohawk.

Elle voudrait également intégrer d'autres aspects de la culture traditionnelle, dont les valeurs et le respect envers la Terre mère. L'environnement s'y prête bien, entouré d'arbres dont pas un n'a été abattu, souligne l'architecte des lieux Maggy Apollon.

Melissa Simon compte aussi organiser des rencontres avec les aînés pour que ceux-ci puissent transmettre leur savoir aux enfants et elle souhaite organiser des activités avec les élèves de l'école primaire voisine.

Les places au CPE sont offertes en priorité aux enfants autochtones, mais les non-Autochtones peuvent également y inscrire leurs enfants.

Quarante enfants, âgés de quelques mois à cinq ans, investiront le CPE Tsi Rontswa’ta:khwa ( Là où les enfants jouent) de Kanesatake dans quelques semaines.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Quarante enfants, âgés de quelques mois à cinq ans, investiront le CPE Tsi Rontswa’ta:khwa ( Là où les enfants jouent) de Kanesatake dans quelques semaines.

Photo : Anne-Marie Yvon

 

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