•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Calèches : le règlement de Montréal jugé sévère à Québec

Un cheval attelé à son aire de repos du parc de l’Esplanade.

Le nouveau règlement sur les calèches de Montréal soulève des réactions à Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des représentants de l'industrie des calèches de Québec jugent trop contraignant le nouveau règlement adopté par la Ville de Montréal (Nouvelle fenêtre).

Un texte de Louis Gagné

Si certaines mesures comme la rotation et le puçage des chevaux sont saluées, l’interdiction de circuler lorsque la température atteint 28 degrés Celsius risque selon eux de nuire aux entreprises qui exploitent des calèches dans la métropole.

Le propriétaire des Calèches du Vieux-Québec, Danny Doyle, s’attend à ce que ses collègues perdent 50 % de leur chiffre d’affaires avec la nouvelle règlementation, en raison du nombre élevé de journées où le mercure affiche 28 °C, l’été, à Montréal.

Il croit que la limite de 32 °C en vigueur à Québec est suffisante pour assurer la sécurité des animaux. L’abaisser mettrait la survie de l’industrie en péril, selon lui.

Non, ici à Québec, si on met ça à 28, on est aussi bien de fermer les portes, là. C'est un commerce qui est saisonnier, alors, à 28 degrés, c'est impensable. À 32, ça va super bien.

Une citation de : Danny Doyle, propriétaire des Calèches du Vieux-Québec

Danny Doyle répond aux questions de la journaliste Alexandra Duval au cours d’une entrevue au parc de l’Esplanade.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le propriétaire des Calèches du Vieux-Québec, Danny Doyle

Photo : Radio-Canada

Rotation

Danny Doyle soutient que la solution pour prévenir l’épuisement des chevaux est d’effectuer une rotation et d’accorder un moment de repos aux bêtes entre chaque course.

« Je change mes chevaux deux fois par jour. Ils font cinq heures par jour et le lendemain, ils ne travaillent pas. [...] J'ai trois chevaux par calèche, par jour », explique-t-il.

Étienne Boudreau, un cocher des Calèches du Vieux-Québec, abonde dans le même sens que son patron. Il affirme que les chevaux ne font pas autant de sorties lors des vagues de grande chaleur en raison de la faible demande.

L'été, souvent, quand la température va monter autour de 30 degrés, de façon naturelle, les gens ne vont pas vouloir faire de tour parce qu’ils trouvent qu’il fait chaud, donc, on ne fait pas tant de tours que ça.

Une citation de : Étienne Boudreau, cocher

Règlement mis à jour

Le policier responsable de faire appliquer le règlement sur les calèches de Québec, Martin Bastien, croit également que les normes en vigueur sont suffisantes. Il explique que le règlement est mis à jour régulièrement.

« C'est ajusté selon l'infrastructure du Vieux-Québec, selon les incidents, on apprend des incidents, on s'ajuste », mentionne l’agent.


Martin Bastien s’assure que le numéro que porte un cheval correspond à celui inscrit sur sa micropuce.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le policier Martin Bastien est responsable de faire appliquer la règlementation sur les calèches.

Photo : Radio-Canada

Le règlement sur la température et celui obligeant les chevaux à boire deux fois par parcours sont ceux qu’il fait appliquer le plus régulièrement.

Martin Bastien remet en moyenne cinq ou six constats d’infraction par saison ainsi qu’une dizaine d’avertissements.

Avec les informations d’Alexandra Duval et de Maxime Corneau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !