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Œuvre fondatrice du cinéma québécois, Pour la suite du monde désignée « événement historique »

Le film « Pour la suite du monde »

Le film « Pour la suite du monde »

Photo : Office national du film du Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La réalisation du film Pour la suite du monde, œuvre pionnière du cinéma documentaire et du cinéma direct dans le monde, a été désignée cette semaine « événement historique » par le gouvernement du Québec.

Premier long métrage québécois et canadien projeté au Festival de Cannes (1963), Pour la suite du monde raconte la vie des habitants de l'île aux Coudres, qui pratiquent la traditionnelle chasse aux bélugas, abandonnée dans les années 40.

La production du film, dont le budget s'élevait à 80 000 $, a débuté à l'hiver 1962, pour se terminer l'automne suivant. Plus de 30 heures de pellicule ont été tournées.

Tournage du film « Pour la suite du monde »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tournage du film « Pour la suite du monde »

Photo : Office national du film du Canada

Le film de Pierre Perrault et de Michel Brault, morts respectivement en 1999 et en 2013, est souvent considéré comme le plus important de la cinématographie québécoise, aux côtés de Mon oncle Antoine, de Claude Jutra, des Ordres, de Michel Brault, et de J.A. Martin, photographe, de Jean Beaudin.

En février 2016, l'Observatoire du documentaire avait lancé une pétition demandant au gouvernement du Québec de reconnaître la valeur historique du film. Plusieurs personnalités, dont le cinéaste Fernand Dansereau, l'avaient signée.

Dimanche, lors du Gala Québec Cinéma, les cinéastes Hugo Latulippe, initiateur de la pétition, et Anaïs Barbeau-Lavalette, ont appelé à un meilleur financement du documentaire au Québec.

Pour Latulippe, président de l'Observatoire du documentaire, cette désignation s'inscrit dans cette volonté de donner plus de moyens au documentaire québécois.

« Notre idée, avec cette démarche symbolique qui consacre le rapport singulier et spécifique que les Québécois entretiennent avec la cinématographie documentaire, était aussi d'en assurer le prolongement. C'est pour nous le premier pas… de la suite du documentaire québécois! »

Comment un événement devient historique

La Loi sur le patrimoine culturel donne le pouvoir à la ministre de la Culture et des Communications de désigner des personnages, des événements et des lieux historiques.

L'Observatoire du documentaire estimait lors du dépôt de la pétition que Pour la suite du monde mérite ce statut grâce à son « caractère fondateur ».

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