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Peter Mackay élu chef du Parti conservateur

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le favori Peter MacKay obtient 1510 voix au quatrième tour de scrutin, remportant finalement la course à la direction du Parti conservateur. Son rival Jim Prentice récolte quant à lui 836 votes.

À Toronto, il aura fallu quatre tours de scrutin pour déterminer un vainqueur dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada. C'est finalement le favori Peter MacKay qui devient le 23e chef de la formation, en récoltant 1510 voix. Son rival Jim Prentice a obtenu pour sa part 836 votes. Réunis au Centre des congrès de Toronto, 2630 délégués conservateurs participaient au scrutin.

Aussitôt élu à la tête du parti, Peter MacKay a appelé au ralliement de ses troupes et à l'union de la droite sous sa bannière. Dans son discours de victoire, il a souligné que le Parti conservateur restait selon lui «la seule force politique nationale, la seule solution de rechange viable pour contrer les activités destructrices du régime libéral». «C'est fini la vie facile», a-t-il lancé à Paul Martin, candidat à la direction du Parti libéral, et au premier ministre Jean Chrétien.

Le jeune chef de 37 ans a proclamé l'arrivée d'«une nouvelle génération du Parti conservateur» qui se mettait immédiatement en mode mobilisation pour les prochaines élections générales. Il s'est notamment engagé à donner voix à tous les Canadiens et aux régions du pays, à s'attaquer à la dette et au gaspillage, et à renforcer la sécurité nationale. Il s'est aussi engagé à augmenter le nombre d'adhérants à sa formation politique.

M. MacKay avait affirmé peu après l'annonce de son élection qu'il tendait la main à Jim Prentice et qu'il était maintenant «important de rebâtir le parti ensemble». En concédant la victoire, M. Prentice avait pour sa part appelé ses militants à se rallier au gagnant.

David Orchard crée la surprise

Plus tôt dans la soirée, le candidat David Orchard, éliminé au troisième tour de scrutin, avait créé la surprise en se ralliant à Peter McKay. M. Orchard, un fermier de la Saskatchewan considéré comme étant le plus à gauche, avait auparavant réussi à conclure une entente avec M. Mackay sur des questions politiques qui lui tiennent à coeur, comme l'environnement et une renégociaton du traité de libre-échange avec les États-Unis.

De son côté, le candidat Scott Brison a été éliminé de la course au deuxième tour du scrutin, alors qu'il récoltait seulement trois voix de moins que Jim Prentice, qui avait alors obtenu 466 voix.

Un cinquième candidat, Craig Chandler, s'est retiré de la course vendredi pour donner son appui à Jim Prentice.

Qui est Peter MacKay?

Dans son discours d'adieu jeudi soir, le chef démissionnaire Joe Clark a prévenu les délégués que le Parti conservateur devra se repositionner au centre de l'échiquier politique s'il veut aspirer à former le prochain gouvernement.

Pourtant, Peter MacKay est tout à fait à droite et ne se distingue guère de l'Alliance canadienne. Tenant de la loi et l'ordre, M. MacKay est pour la peine de mort et s'oppose au contrôle des armes à feu. Ses adversaires l'accusent d'ailleurs d'être le candidat du statut quo.

M. MacKey est le fils d'un ancien ministre conservateur sous Brian Mulroney, Elmer MacKay. Il est toujours resté en tête d'affiche durant la campagne et était considéré comme le candidat de l'establishment du parti. Il avait notamment reçu l'appui de Don Mazankowski et Bill Davis, ancien premier ministre de l'Ontario.

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