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Réactions contrastées à Cap-Chat au sujet de l'enrochement de la rivière sans autorisation

Rivière

Les travaux ont été terminés il y a une semaine

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Radio-Canada

Une quarantaine de citoyens se sont présentés devant leurs élus au conseil municipal de lundi pour partager leur avis au sujet de l'enrochement de la rivière Cap-Chat. Si certains sont venus saluer la démarche, la majorité a plutôt dénoncé la décision et craint les conséquences à long terme des travaux.

D’après les informations de Léa Beauchesne

Lors des dernières crues printanières, le cours d’eau menaçait d'inonder un secteur complet de Cap-Chat ainsi que ses puits d’eau potable selon les autorités qui ont commencé des travaux d’urgence. L'enrochement s'est poursuivi jusqu’à redessiner une courbe complète de la rivière.

« Les gens ont tendance à penser que ça va régler le problème, mais la rivière, c'est dynamique », affirme le résident de Cap-Chat, Frédéric Banville-Côté, qui craint les impacts négatifs des travaux qui ont été réalisés sans étude d'impacts.

L'impact que l'enrochement va avoir, peut-être qu'on va le ressentir plus en aval, peut-être juste en amont de l'enrochement. C'est des choses qui auraient dû être étudiées avant.

Frédéric Banville-Côté, résident de Cap-Chat
Frédéric Banville-CôtéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Frédéric Banville-Côté dit avoir étudié en géomorphologie

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Amendes?

Le ministère de l'Environnement et Pêches et Océans mènent présentement une enquête. Québec a émis un avis de non-conformité il y a un mois et précise que la Municipalité s’expose à des amendes pouvant aller jusqu’à 5000 $ par jour.

Le citoyen de Cap-Chat, Ugo Deschamps, s'inquiète aussi des possibles pénalités qui pourraient être imposées. « On est une très petite population de 2000 habitants et 6 personnes prennent une décision qui va affecter nos vies pour plusieurs années. Vraisemblablement, il y a une certaine inquiétude. »

D’autres appuient la décision de la Ville comme le résident Rodrigue Roy.

Ça aurait dû être fait depuis longtemps, mais malheureusement ça a pris une débâcle assez considérable pour qu’ils prennent la décision.

Rodrigue Roy, résident de Cap-Chat
Machinerie et rivière.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Archive : Cap-Chat a refait le tracé de la rivière qui menaçait un vaste secteur et la source d'eau potable.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Coûts?

Les autorités ignorent le coût des travaux, mais ils les estiment entre 200 000 $ et 600 000 $.

Décision prise à l'unanimité

Le maire de Cap-Chat, Judes Landry, affirme que la décision a été prise à l'unanimité. Le ministère de l'Environnement et Pêches et Océans ont fait des recommandations auxquelles la Ville s'est en partie pliée, explique la maire Landry.

Gens dans la salle devant le conseil de la ville.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La salle du conseil de ville de Cap-Chat était bondé lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Des conseillers et le maireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des conseillers et le maire Judes Landry

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Même si certains citoyens déplorent que l'enrochement ait été fait sans étude d'impacts, Judes Landry affirme que les conséquences potentielles ont été prises en considération. « Les travaux ont été très bien faits. Après ça, on verra. »

Il rappelle que l’intention était surtout de protéger l'eau potable. Il juge que le gouvernement a tardé à agir dans ce dossier qui est à l'étude depuis de nombreuses années.

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